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27/11/2012 12:55 EST | Actualisé 27/01/2013 05:12 EST

Les Palestiniens prêts à saisir la CPI contre Israël (représentant palestinien)

Les Palestiniens se réservent le droit de se servir d'un statut rehaussé à l'ONU pour poursuivre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué mardi le représentant palestinien à l'ONU Riyad Mansour.

Les Palestiniens ne sont actuellement à l'ONU qu'une "entité observatrice". Ils devraient obtenir jeudi de l'Assemblée générale le statut d'Etat observateur, ce qui leur ouvrirait de facto la porte des agences de l'ONU et la possibilité d'adhérer à la CPI. Celle-ci, qui est indépendante de l'ONU mais coopère avec elle, ne traite qu'avec les Etats.

Une fois ce statut d'Etat observateur obtenu, a expliqué M. Mansour, "je ne crois pas que nous allons nous précipiter le lendemain pour rejoindre tous les organes liés à l'ONU dont la CPI". Mais il a refusé d'exclure "toutes les possibilités qui pourraient s'offrir à nous".

Si les Israëliens "continuent de violer la loi, a-t-il ajouté, de ne pas respecter les résolutions du Conseil de sécurité, de construire illégalement des colonies -- ce qui est un crime de guerre du point de vue de la CPI -- nous consulterons tous nos amis, dont les Européens, sur ce qui doit être fait pour forcer Israël à respecter" la législation internationale.

M. Mansour a réaffirmé que l'Autorité palestinienne était prête après son changement de statut à l'ONU à négocier "de bonne foi" avec Israël mais que sa priorité était de faire cesser la colonisation israélienne.

"Ces implantations sont illégales, font obstacle à la paix et doivent être stoppées", a-t-il martelé. "Si les Israéliens veulent négocier de bonne foi (...) ils doivent donner des gages et l'un de ces gages importants est de mettre fin à la colonisation".

Interrogé sur d'éventuelles représailles financières américaines, il a déploré ces "menaces". "Ce que nous faisons est légal et honorable", a-t-il affirmé. "Une fois que la communauté internationale aura exprimé sa volonté de changer notre statut, cette décision devra être respectée".

avz/rap