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27/11/2012 01:57 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

La restructuration du Club des petits déjeuners inquiète

La restructuration dans laquelle se lance le Club des petits déjeuners privera plusieurs écoles d'un service qu'elles recevaient depuis plusieurs années. Le problème touche surtout certaines régions rurales, où des écoles comptaient moins de 20 élèves inscrits au programme.

C'est le cas de l'école de Sainte-Lucie, à Sainte-Lucie-de-Beauregard, où 14 enfants seulement bénéficiaient depuis plusieurs années des services de l'organisme.

La conseillère municipale Noémie Régnier, qui est aussi mère de famille, est l'auteure d'une lettre ouverte dénonçant l'abandon du service. Selon elle, la communauté ne compte pas d'organisme pouvant assurer la relève du Club des petits déjeuners et elle doit prendre en charge une « montagne d'éléments ».

« On a un service de garde qui est municipal au préscolaire parce qu'on n'a pas de milieu de garde subventionné. Bientôt, la garde scolaire avant et après l'école sera, encore une fois, gérée par la municipalité », déplore-t-elle.

Le Club des petits déjeuners se fait rassurant

Le fondateur du Club des petits déjeuners, Daniel Germain, assure que des membres de son équipe vont se rendre à Sainte-Lucie-de-Beauregard pour tenter de trouver une solution.

Il ajoute que le Club des petits déjeuners pourrait revoir son mode de fonctionnement comme celui de l'approvisionnement en nourriture, toutes les quatre semaines, à partir de l'entrepôt du club situé à Boucherville. On remplacerait cet approvisionnement par des achats locaux, évitant ainsi des frais de transport.

M. Germain soutient que le dossier n'est pas mort, mais qu'il faudra trouver des bénévoles.

Sainte-Lucie-de-Beauregard est un village de 300 habitants dans la région de Chaudière-Appalaches.