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27/11/2012 03:35 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Egypte: heurts près de Tahrir qui se prépare à une manifestation anti-Morsi

Des heurts ont à nouveau opposé des groupes de jeunes égyptiens à la police mardi près de la place Tahrir au Caire, où des militants se préparaient pour une grande manifestation contre le président islamiste Mohamed Morsi, accusé de monopoliser le pouvoir.

Ces heurts sporadiques, qui ont débuté il y a une semaine et se déroulent dans plusieurs rues autour de la place, ont repris dans la matinée aux abords de l'ambassade américaine, selon un journaliste de l'AFP.

Les force anti-émeutes déployées près de la mission diplomatique ont essuyé des jets de pierres, auxquels ils ont répondu avec des tirs de gaz lacrymogènes.

Sur la place elle-même, un village de tentes est installé depuis vendredi pour protester contre le décret par lequel le président Morsi a étendu ses pouvoirs en mettant en particulier ses décisions au-dessus de tout recours en justice.

De nombreux mouvements et partis politiques d'opposition ont appelé à des manifestations de masse mardi dans tout le pays, et en particulier sur la place Tahrir, contre ce décret. Le gros des manifestations est attendu dans l'après-midi et en soirée, après la journée de travail.

Les Frères musulmans, qui avaient dans un premier temps appelé à manifester pour soutenir le président issu de leurs rangs mardi dans un autre quartier du Caire, ont annulé ce rassemblement.

"Le président pousse le peuple à la désobéissance civile", "Les Frères musulmans volent la révolution", proclamaient des banderoles sur la place Tahrir.

"Nous resterons à Tahrir tant que Morsi n'aura pas annulé sa déclaration", a déclaré Ahmed Fahmy, un chômeur de 34 ans qui campe sur cette place emblématique de la révolte qui a poussé le président Hosni Moubarak au départ en février 2011.

M. Morsi a maintenu lundi le décret élargissant ses pouvoirs après une rencontre avec la hiérarchie judiciaire, malgré les heurts et la grave crise politique provoquée par sa décision.

Les troubles qui secouent le pays depuis plusieurs jours ont fait deux morts et près de 450 blessés.

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