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27/11/2012 04:31 EST | Actualisé 27/01/2013 05:12 EST

Accusations de fraude: HP continue son bras de fer avec Autonomy

Le groupe informatique américain Hewlett-Packard a réaffirmé mardi avoir "de nombreuses preuves" de fraudes chez sa nouvelle filiale Autonomy, alors que l'ancien patron de cet éditeur de logiciels continue de démentir ses accusations et lui réclame des explications.

"Nous pensons avoir découvert de nombreuses preuves d'efforts délibérés de la part de certains anciens salariés d'Autonomy pour gonfler les données financières de l'entreprise pour induire en erreur les investisseurs et potentiels acheteurs", a indiqué HP dans un communiqué.

HP a accusé il y a une semaine Autonomy, un éditeur britannique de logiciels qu'il a payé plus de 10 milliards de dollars l'an dernier, d'avoir gonflé ses comptes avant son rachat, et justifié ainsi la plus grande partie d'une énorme charge de 8,8 milliards passée dans ses comptes trimestriels.

Le fondateur et ancien patron d'Autonomy, Mike Lynch, s'est lancé depuis une semaine dans une grande offensive médiatique pour démentir ces accusations.

Il a encore réclamé "des explications immédiates et précises sur les accusations que fait HP", dans une lettre ouverte mardi au conseil d'administration du groupe américain.

Il lui demande notamment d'expliquer comment il a calculé le montant de sa charge comptable massive ou pourquoi il a "apparemment attendu six mois avant d'informer ses actionnaires" du problème. HP avait précisé en dévoilant l'affaire qu'il avait été alerté sur les faits en mai.

"L'affaire est entre les mains des autorités", répond HP dans son communiqué, citant le gendarme boursier américain (SEC), l'Office des fraudes graves britannique (SFO), et le Département américain de la Justice, auxquels il "laisse le soin de déterminer comment nouer contact avec M. Lynch".

HP ajoute "attendre avec impatience d'entendre M. Lynch et d'autres anciens salariés d'Autonomy répondre aux questions sous serment".

L'action HP a perdu mardi 2,98% à 12,36 dollars. Le titre, qui évolue depuis plusieurs semaines à ses plus bas niveaux depuis dix ans, avait dégringolé de près de 12% le jour de l'annonce des accusations contre Autonomy.

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