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26/11/2012 10:08 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

USA: la consommation menacée par le "mur budgétaire" (Maison Blanche)

La Maison Blanche a affirmé que le "mur budgétaire", la cure d'austérité forcée qui se profile début 2013 faute d'accord au Congrès sur un plan de réduction de la dette, conduirait les Américains à bien moins consommer, dans un rapport diffusé lundi.

Si le Congrès partiellement aux mains des républicains et l'exécutif du président démocrate Barack Obama ne se mettent pas d'accord d'ici au 2 janvier, des exemptions d'impôt expireront pour tous les contribuables, tandis qu'entreront en vigueur des coupes budgétaires drastiques.

Des économistes ont mis en garde contre le danger de voir la première économie mondiale replonger dans la récession après un tel choc, et lundi, le cercle des conseillers économiques de M. Obama (CEA) est entré dans les détails, publiant un rapport au début de la saison des fêtes, propice aux achats.

"Avec de telles hausses d'impôts (...) les consommateurs pourraient dépenser 200 milliards de dollars de moins" que prévu en 2013, alors que "la consommation des ménages est le socle de notre économie, contribuant à plus des deux tiers de la hausse du PIB" depuis la fin de la récession en 2009, selon ce rapport.

"Alors que nous approchons de la saison des fêtes (...) le secteur commercial ne peut pas se permettre une menace de hausses d'impôts sur la classe moyenne", a encore assuré le CEA, pour qui le "mur budgétaire" se traduira par une hausse d'impôts moyenne de 2.200 dollars par an pour une famille typique de quatre personnes.

Ce rapport est diffusé le jour du "Cyber lundi" ("Cyber Monday"), où les marchands rivalisent d'alléchantes offres en ligne, et trois jours après le "Vendredi noir" ("Blakc Friday") de soldes extrêmes qui lance la saison des achats des fêtes.

M. Obama, estimant que les Américains ont soutenu son projet budgétaire en le reconduisant pour quatre ans à la Maison Blanche début novembre, a prévenu qu'il refuserait tout accord sans augmentation des impôts des 2% de ménages les plus riches, gagnant plus de 250.000 dollars annuels.

De leur côté, les républicains rejettent une hausse du "taux" d'imposition pour les plus aisés, et exigent une réduction de la voilure de l'Etat fédéral.

Le secrétaire d'Etat au Trésor américain, Timothy Geithner, a été désigné pour superviser les négociations engagées avec les élus républicains pour parvenir à un compromis, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

"Il a été désigné par la Maison Blanche négociateur en chef pour ces discussions même si c'est évidemment un travail d'équipe", a précisé cette source, sous couvert de l'anonymat.

"La Maison Blanche est très étroitement engagée" dans les négociations, a ajouté la source.

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