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26/11/2012 10:14 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Rio veut garder sa part des revenus pétroliers

Environ 200 000 personnes ont manifesté à Rio de Janeiro pour réclamer à la présidente Dilma Rousseff d'opposer son veto à une loi sur la redistribution des dividendes du pétrole.

Selon le gouverneur de l'État, Sergio Cabral, cette loi qui priverait l'État d'importants revenus, risque de compromettre le financement de la Coupe du monde de soccer 2014 et les jeux Olympiques de 2016.

Les autorités locales estiment qu'avec cette loi Rio sera privée d'un montant de 1,7 milliard de dollars dès 2013 et de 24 milliards de dollars d'ici 2020.

Le Parlement a approuvé le 6 novembre un projet de loi controversé favorisant les États fédérés non producteurs de brut au détriment des États producteurs, comme Rio de Janeiro et São Paulo.

La présidente Dilma Rousseff a jusqu'au 30 novembre pour promulguer la loi ou y opposer son veto.

Selon une source proche de la présidente, Dilma Rousseff envisageait de rejeter au moins partiellement le texte.

L'or noir de la discorde

Ces deux dernières années, de gigantesques gisements de pétrole et de gaz en eaux très profondes ont été découverts.

La compagnie Petrobras possède aujourd'hui des réserves confirmées de 14 milliards de barils de brut, réserves susceptibles de tripler avec le volume de pétrole enfoui dans les nouveaux gisements, ce qui ferait du Brésil un des grands pays exportateurs de pétrole.

Les États non producteurs veulent que les redevances du pétrole soient distribuées équitablement entre les 27 États de la fédération, mais cette proposition est rejetée par les États producteurs qui voient leurs budgets considérablement amputés.

Le projet réduit de 30 % à 20 % les redevances pour le gouvernement fédéral et baisse de 26 % à 20 % ceux des États producteurs.

Par ailleurs, les États non producteurs voient augmenter la part de la manne pétrolière de leurs recettes de 7 % à 21 % d'ici à 2013 et à 27 % en 2020.