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26/11/2012 06:35 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Papiers White Birch : les retraités écopent plus

Les quelque 1000 retraités des usines de Papiers White Birch au Québec ont eu une mauvaise surprise en recevant leurs prestations du mois de décembre. Leurs chèques ont subi une nouvelle compression, a dénoncé le syndicat, lundi après-midi, lors d'un point de presse à Québec.

Pour les retraités de l'usine Stadaconna de Québec, le chèque mensuel a été amputé de l'ordre de 40 % alors que le plan de relance de l'entreprise prévoit 30 %.

Dans le cas des usines de Masson-Angers (Gatineau) et de Rivière-du-Loup, les compressions sont de 50 %, alors que l'entente qui a été votée indique 10 %.

Selon le SCEP, le propriétaire, Black Diamond, refuserait de donner les sommes d'argent complémentaires qu'il s'est engagé à verser dans le nouveau régime de retraite tant qu'il n'est pas officiellement créé.

Bien que les nouvelles ententes comprenant plusieurs concessions de la part des travailleurs et des retraités aient été votées il y a plusieurs mois, elles ne sont pas encore en fonction. Les deux groupes se retrouvent donc actuellement dans une période transitoire.

« Black Diamond dit que le nouveau régime n'est pas officiellement créé. Elle dit que tant qu'il n'existe pas, je ne mets pas d'argent dedans. Mais le projet de loi va le créer donc elle devrait verser la prestation complémentaire », dénonce Renaud Gagné, vice-président du SCEP.

La ministre se fait rassurante

La ministre du Travail et responsable de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, a tenté de rassurer les retraités syndiqués lundi après-midi.

Elle a indiqué que les travailleurs retraités seront dédommagés pour les pertes que la compagnie vient de leur annoncer. Agnès Maltais assure qu'elle déposera dans les prochains jours les mesures législatives pour créer le nouveau régime de retraite prévu par le plan de relance.

« J'ai l'intention dès cette semaine de déposer un projet de loi qui permettra de créer les régimes de pension et l'encadrement législatif dont a besoin la compagnie. Maintenant, il va falloir que la compagnie et le syndicat s'entendent et que la compagnie verse les sous dans le régime », a-t-elle commenté.