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26/11/2012 11:09 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

Mondial-2014: encore des défis à surmonter (Jérôme Valcke)

Le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke, s'est dit lundi confiant dans le succès de l'organisation de la Coupe des Confédérations au Brésil en juin 2013, mais a souligné qu'il restait encore "du travail" pour le Mondial-2014, un défi d'une toute autre ampleur.

"Il y a des stades qui sont plus ou moins dans les temps et d'autres seront prêts entre la mi et la fin avril au plus tard, ce qui représente un défi pour nous car nous aurons peu de temps pour tester les infrastructures. Mais nous sommes sûrs que pour la Coupe des Confédérations cela va marcher", a déclaré M. Valcke à l'ouverture du salon du Soccerex, qui réunit jusqu'à mercredi à Rio de Janeiro tous les acteurs du football mondial.

"C'est une compétition plus petite (avec huit sélections engagées, ndlr) il y a moins de gens qui voyagent, moins de gens qui cherchent à se loger" que pour le Mondial, a souligné le secrétaire général de la Fédération internationale de football.

Mais les défis pour le Mondial-2014, qui attirera environ un demi-million de supporteurs du monde entier au Brésil, sont d'une toute autre ampleur, a-t-il averti, avec des fans voyageant sur des distances continentales entre Porto Alegre (sud) et Salvador de Bahia (nord-est).

"Votre priorité c'est de voir le Brésil gagner le Mondial, celle de la Fifa c'est qu'il soit organisé de façon irréprochable", a-t-il dit. "Nous devons travailler dur pour être sûrs que les fans seront très bien accueillis".

Sans vouloir la nommer, Jérôme Valcke a cité l'exemple d'une des douze villes organisatrices du Mondial-2014, "où il y a 17.000 chambres alors que le stade a 45.000 places".

"Je dirais qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas parfaitement bien. Même si on met trois personnes dans le même lit, on aura encore 10.000 personnes sans lit", a-t-il ajouté.

"Il faut travailler avec la ville pour voir quand et comment on transporte ces gens du stade vers les hôtels où vers la prochaine ville où leur sélection va jouer, s'assurer que l'aéroport puisse opérer sur une longue période, qu'il y ait assez d'employés à l'aéroport. On est en train de passer des problèmes à essayer de trouver des solutions".

Après de vives frictions avec les autorités brésiliennes, qu'il avait invitées fin mars "à se botter les fesses" pour combler leur retard, M. Valcke a affirmé que l'atmostphère était à présent à la collaboration.

"Nous n'essayons plus de nous battre car cela ne sert à rien. A la différence d'un couple, la Fifa et le comité local d'organisation ne peuvent pas divorcer. Le plus important est de travailler ensemble pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent", a-t-il déclaré.

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