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26/11/2012 11:42 EST | Actualisé 26/01/2013 05:12 EST

La députée Joyce Murray se lance dans la course au leadership du Parti libéral

OTTAWA - Joyce Murray saute dans la course au leadership du Parti libéral du Canada en lançant un appel audacieux aux libéraux, leur demandant de coopérer avec les autres partis progressistes lors de la prochaine élection afin de s'assurer de la défaite des conservateurs de Stephen Harper.

La députée de Vancouver croit que les libéraux, les néo-démocrates et les verts devraient avoir l'option de se concerter pour choisir un seul candidat dans des circonscriptions où le vote s'annonce serré, afin de garantir la défaite d'un candidat conservateur. Elle n'est toutefois pas en faveur d'une fusion entre les partis de gauche.

Mme Murray est la première candidate à aborder l'idée controversée, qui est toutefois cohérente avec toute son approche dans laquelle elle se présente comme une politicienne collaborationniste, qui apporte des perspectives et des attributs uniques à la course.

Elle a été ministre provinciale en Colombie-Britannique, et aussi une femme d'affaires prospère. Elle prône la légalisation de la marijuana et croit qu'un prix devrait être mis sur le carbone.

Sa proposition de coopérer avec les autres partis risque de lui attirer les foudres de certains libéraux qui risquent d'y voir un certain défaitisme car l'idée laisse entendre que le parti ne peut pas, de lui-même, battre les conservateurs. Cela pourrait toutefois la distinguer des autres candidats qui tentent de battre le candidat perçu comme le favori dans cette course, Justin Trudeau.

En conférence de presse à Ottawa, Mme Murray s'est présentée comme une «candidate de l'Ouest», mais s'est bien gardée d'attaquer directement M. Trudeau pour avoir déploré l'état du pays lorsque des Albertains y sont à la tête. Ces propos ont été tirés d'une entrevue accordée à l'émission «Les Francs-tireurs» il y a deux ans, mais ils ont refait surface la semaine dernière.

«Je ne compte pas donner aux conservateurs leurs trois ou quatre prochaines publicités négatives au cours de cette campagne», a-t-elle assuré.

Elle a malgré tout critiqué son parti pour avoir privilégié au cours de son histoire des candidats issus du Québec ou de l'Ontario.

«Cela fait partie de la vieille culture du parti qui nous a mené aux problèmes que nous avons aujourd'hui. Alors ce genre d'idée doit changer. C'est insultant pour les 15 à 20 millions de Canadiens qui ne vivent pas en Ontario ou au Québec», a-t-elle tranché.

Mme Murray devient la huitième candidate déclarée dans la course au leadership des libéraux fédéraux, aux côtés de M. Trudeau, Deborah Coyne et Martha Hall Findlay, entre autres.

L'ex-astronaute et député de Westmount—Ville-Marie, Marc Garneau, devrait annoncer mercredi qu'il tentera lui aussi sa chance.