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25/11/2012 10:23 EST | Actualisé 25/01/2013 05:12 EST

Un fonds pour le climat se videra si une solution n'est pas trouvée à Doha

OTTAWA - Les ministres de l'Environnement qui se retrouveront à Doha la semaine prochaine dans le cadre des négociations des Nations unies sur le climat devront trouver une solution pour réapprovisionner des fonds visant à aider les pays pauvres à combattre les changements climatiques.

Une promesse de 100 milliards de dollars par année faite par les nations les plus riches, dont le Canada, pour aider les pays en voie de développement à faire face aux changements climatiques ne sera toujours pas remplie à la fin de 2012.

De plus, un deuxième fonds qui devait permettre de lancer le premier sera vide d'ici le 31 décembre.

Le Canada a versé 400 millions $ par an au cours des trois dernières années dans ce second fonds. L'argent devait fournir une mise de fonds aux pays pauvres pour qu'ils puissent commencer à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux effets du réchauffement climatique.

Mais les pays donateurs se sont engagés à contribuer à ce fonds seulement pendant trois ans, pour une somme totale de 30 milliards $ qui sera épuisée avant la fin de l'année.

Selon une étude de l'organisation non gouvernementale Oxfam, la plupart des montants qui ont été mis dans ce fonds provenaient en fait d'autres programmes d'aide internationale.

Et la promesse de récolter 100 milliards par année d'ici 2020, faite par les pays riches lors de la conférence de Copenhague en 2009, n'a toujours pas été honorée.

D'après Oxfam, au terme d'une année marquée par des phénomènes météorologiques extrêmes, les pays en voie de développement seront confrontés à un «précipice fiscal» version climatique à la fin de 2012 alors que le financement initial arrive à échéance et que le Fonds vert pour le climat est toujours vide.

Lorsque les ministres de l'Environnement, dont celui du Canada Peter Kent, se retrouveront à Doha pour les négociations, ils devront s'entendre sur une façon de recueillir le reste de l'argent, a expliqué Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Dans un communiqué annonçant les pourparlers, Mme Figueres a souligné que les gouvernements se sont mis d'accord pour garder le réchauffement de la planète sous la barre des deux degrés par année, mais que cela ne pourra être fait sans une aide concrète aux pays en voie de développement.