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25/11/2012 06:53 EST | Actualisé 25/01/2013 05:12 EST

Irak: des millions de chiites pour la commémoration d'Achoura à Kerbala

Des millions de chiites étaient rassemblés dimanche dans la ville sainte irakienne de Kerbala pour la commémoration du deuil d'Achoura, pour l'instant épargné par les attaques meurtrières de ces dernières années.

Des foules de pèlerins se sont frappé la poitrine, et certains se sont donné des coups de sabre sur la tête, en signe de deuil pour l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet tué en 680 et dont le corps mutilé repose, selon la tradition, à Kerbala, à 100 km au sud de Bagdad.

A travers les haut-parleurs installés autour du mausolée, un homme a raconté une nouvelle fois la bataille dans laquelle l'imam a trouvé la mort, provoquant des sanglots dans la foule vêtue de noir.

Les pèlerins ont ensuite accompli une course rituelle vers le mausolée en se frappant la tête en signe de deuil et en criant: "Nous nous sacrifions pour toi, ô Hussein".

Le gouverneur de la province de Kerbala, Amal al-Din al-Har, a déclaré à l'AFP que la ville sainte avait accueilli cette année environ 3 millions de pèlerins, dont 200.000 venus de l'étranger, pour Achoura.

Environ 30.000 membres des forces de sécurité ont été déployés aux entrées de la ville pour assurer la protection des pèlerins, selon le général Othman al-Ghanimi, commandant des opérations dans la zone. Ces forces seront aussi engagées pour protéger les pèlerins sur le chemin du retour.

Compte tenu des mesures de sécurité dans la ville même, c'est souvent sur la route pour se rendre à Kerbala ou pour en repartir que les pèlerins sont victimes d'attaques, menées en général par des extrémistes sunnites.

Ces dernières années, les attentats contre les pèlerins au moment d'Achoura ont fait des dizaines de morts. En 2011, une série d'attaques avaient ainsi tué 28 personnes et blessé 78 autres la veille de l'apogée de la commémoration du deuil.

Cette année, quelque 2.400 véhicules de l'armée ou de la police doivent aider à escorter ou transporter les pèlerins. Pour l'instant, aucune attaque n'a été enregistrée dans la province de Kerbala.

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