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25/11/2012 02:56 EST | Actualisé 24/01/2013 05:12 EST

Bombardements sur des localités proches de Damas (militants)

L'armée syrienne bombardait dimanche la proche région de Damas, où une dizaine de personnes ont péri, au lendemain de combats qui ont permis aux insurgés de prendre une "grande partie" d'un aéroport militaire, selon des militants.

Selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires, seize personnes ont péri dimanche, dont 13 à Damas et dans sa région.

Samedi, les violences ont fait au moins 85 morts à travers la Syrie, dont 16 soldats et 31 rebelles tués dans des combats, au cours desquels les rebelles se sont emparés d'une "grande partie" de l'aéroport militaire de Marj el-Soltane, à 15 km à l'est de Damas, selon la même source.

Les insurgés ont détruit deux hélicoptères de l'armée sur l'aéroport, selon l'OSDH, qui a précisé que l'armée se trouvait encore à proximité du site.

Une vidéo mise en ligne par des militants montre l'un de ces appareils détruit, tandis qu'un rebelle tire des roquettes en direction de l'aéroport, où plusieurs incendies sont visibles.

La Commission générale de la révolution syrienne (CGRS) et les Comités locaux de coordination (LCC), deux importants réseaux de militants en Syrie, ont fait état de nouveaux bombardements dimanche de l'artillerie du régime sur plusieurs localités proches de Damas.

Les rebelles ont installé leurs bases arrière dans les vergers entourant la capitale, où ils avaient enregistré des progrès pendant l'été mais dont ils ont été chassé ces dernières semaines.

Les forces de sécurité ont de leur côté procédé à une campagne de perquisitions et d'arrestations dans le sud-ouest de Damas, selon l'OSDH.

Les insurgés ont aussi attaqué un camp de garde-frontières dans la province de Deraa (sud), selon l'OSDH.

Ils se sont ensuite retirés de ce camp dimanche matin, par crainte des bombardements aériens, auxquels les troupes recourent à chaque fois qu'elles reculent au sol, a précisé Rami Abdel Rahmane, chef de l'OSDH. L'armée a alors repris la position.

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