NOUVELLES
24/11/2012 12:24 EST | Actualisé 24/01/2013 05:12 EST

Plusieurs arrestations au cours d'une manif contre un futur aéroport en France

RENNES, France - Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, samedi ont conduit à l'arrestation de huit personnes tandis que trois autres, dont un gendarme, ont été blessés, selon un dernier bilan effectué en début d'après-midi par la préfecture de Loire-Atlantique.

L'une des personnes interpellée était munie d'une fronde, le second d'un cocktail Molotov, a précisé la préfecture. Le gendarme blessé est victime d'un "trauma audio", selon la préfecture. Les deux autres, des opposants au futur aéroport, sont légèrement blessés, d'après cette source, qui n'a pas pu dans l'immédiat révéler la nature de leurs blessures. Un précédent bilan faisait état dans la matinée de sept interpellations et de deux blessés.

Comme la veille, les gendarmes mobiles ont fait usage de grenades lacrymogènes pour tenter de disperser les "activistes radicaux" dont le "noyau dur" est composé de "150 personnes au maximum", selon les autorités. Ces-dernières poursuivaient les opérations de "déconstruction des installations illégales" commencées vendredi.

Le collectif d'opposants NADIR faisait de son côté état en fin de matinée de "trois blessés", précisant que deux personnes avaient été touchées par tirs de flash-ball à la jambe et à la main, et un par grenade. La préfecture n'était pas immédiatement en mesure de confirmer ou infirmer cette information.

Une manifestation était prévue dans l'après-midi à Nantes.

Par ailleurs, Delphine Batho, Frédéric Cuvillier et Stéphane le Foll ont indiqué dans un communiqué commun diffusé samedi qu'ils "confirment la nécessité de poursuivre le déroulement du projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique" à Notre-Dame des Landes. Ce futur aéroport "sera déterminant pour conforter la dynamique économique et sociale du Grand Ouest", font valoir la ministre de l'Ecologie, le ministre délégué aux Transports et le ministre de l'Agriculture. Ils "confirment" aussi que le projet est mené dans "le respect de la biodiversité et de la préservation des terres agricoles".