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24/11/2012 11:26 EST | Actualisé 24/01/2013 05:12 EST

Moyen-Orient dénucléarisé: Ban Ki-moon espère une conférence en 2013

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré samedi qu'il espérait que la conférence sur un Moyen-Orient sans armes nucléaires, qui aurait dû avoir lieu cette année, se tiendrait en 2013.

La conférence, organisée conjointement par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Russie, était initialement prévue le mois prochain en Finlande, mais Washington a annoncé vendredi qu'elle n'aurait finalement pas lieu, faute notamment de consensus entre les pays de la région.

M. Ban a indiqué qu'il espérait qu'elle se tiendrait "le plus tôt possible en 2013". Selon la Grande-Bretagne, les trois co-organisateurs souhaitent fixer une nouvelle date au plus tôt en 2013.

"Les Etats-Unis pensent qu'un profond fossé subsiste dans la région entre les différentes approches sur la sécurité régionale et l'organisation du contrôle des armes", avait précisé vendredi Victoria Nuland, porte-parole de la diplomatie américaine.

Israël a expliqué qu'il ne participerait pas à la conférence à cause du climat actuel dans la région, après le conflit de huit jours contre le Hamas dans la bande de Gaza. L'Etat hébreu craint des attaques diplomatiques à l'occasion des discussions.

Le secrétaire général de l'ONU a appelé les pays du Moyen-Orient à surmonter leurs différences "pour saisir cette rare opportunité d'initier un processus qui inclut des discussions directes sur les questions de sécurité --ce qui fait défaut en ce moment-- et des étapes graduelles pour parvenir à l'élimination complète de toutes les armes de destruction massive dans la région: nucléaires, chimiques, biologiques ainsi que leurs systèmes de distribution".

L'émissaire finlandais Jaakko Laajava doit poursuivre les discussions pour convaincre les Etats d'y participer.

Considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient, Israël est membre de l'AIEA mais n'est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

La conférence d'Helsinki devait aussi se tenir sur fond de tensions autour du nucléaire iranien, les pays occidentaux et Israël accusant Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de programme civil, ce que l'Iran dément catégoriquement.

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