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23/11/2012 03:20 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

Propos sur l'Alberta: Justin Trudeau s'excuse et dit qu'il visait Harper

VANCOUVER - Justin Trudeau, présenté comme le favori dans la course à la direction du Parti libéral du Canada, s'est excusé vendredi pour des propos tenus il y a deux ans lors d'une entrevue diffusée à la télévision québécoise et qui lui ont valu de se faire accuser d'être anti-albertain.

Lors d'une entrevue accordée en 2010 à l'émission «Les Francs-tireurs», à Télé-Québec, M. Trudeau avait déclaré que le Canada connaissait des moments difficiles en raison du fait que les Albertains contrôlaient l'ordre du jour «communautaire et socio-démocratique» du pays.

L'entretien a refait surface dans l'actualité cette semaine à la suite de reportages diffusés sur la chaîne de nouvelles de Sun Media, Sun News.

Les conservateurs ont utilisé la vidéo pour attaquer Justin Trudeau, plus particulièrement à Calgary, où les libéraux et les conservateurs se livrent une chaude lutte dans le cadre d'une élection partielle qui se tiendra lundi prochain.

M. Trudeau s'est excusé, mais a affirmé que ses commentaires avaient été mal interprétés, soutenant qu'il avait tenté d'utiliser un raccourci pour critiquer le premier ministre Stephen Harper et que ses propos ne visaient pas les Albertains.

«C'était une mauvaise idée de faire un lien entre la province où est né M. Harper et ses politiques qui ne représentent pas les valeurs des Canadiens» a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

Justin Trudeau a ignoré la question des journalistes lui demandaient si cette controverse pouvait affecter les résultats de l'élection complémentaire dans Calgary-Centre. Il a simplement accusé les conservateurs de ressortir ces déclarations dans un moment de panique parce qu'ils craignent de perdre l'élection de lundi.

Lors de l'entrevue de 2010, Justin Trudeau avait également affirmé que les grands premiers ministres canadiens du 20e siècle provenaient du Québec.

Vendredi, Justin Trudeau a allégué que ses commentaires au sujet du manque de Québécois, et du nombre élevé d'Albertains au pouvoir visaient plutôt à inciter les Québécois à voter pour un parti fédéraliste capable de former un gouvernement. «L'entrevue que j'ai donnée à l'époque était vraiment pour signifier l'importance d'arrêter de voter pour le Bloc québécois et de revenir à un discours fédéraliste.»

Les conservateurs ont sauté à pieds joints sur ces déclarations, vendredi, à la Chambre des communes, pour attaquer Trudeau et les libéraux, comparant son discours à celui du député fédéral libéral ontarien, David McGuinty. Ce dernier a dû quitter ses fonctions de porte-parole en matière de ressources naturelles, en début de semaine, après avoir accusé les politiciens de l'Alberta d'être les marionnettes de l'industrie pétrolière. Il avait suggéré aux députés de cette province de retourner chez eux.