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23/11/2012 12:08 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

GP du Brésil - Vettel et Alonso: deux pilotes, deux voitures, deux écuries

Sebastian Vettel (Red Bull) et Fernando Alonso (Ferrari), séparés par 13 points en tête du Championnat du monde de Formule 1, sont deux pilotes de haut niveau dans deux voitures bien différentes alignées par une écurie très ancienne et une autre beaucoup plus récente.

Les pilotes: Alonso contre Vettel, le vieux renard contre le jeune loup

L'Espagnol n'a que 31 ans et l'Allemand 25, mais il fait déjà figure d'ancien face à "Baby Schumi", avec deux fois plus de GP au compteur (196 à 100). Autre petite différence, Alonso a déjà roulé pour quatre écuries (Minardi à ses débuts, puis Renault en deux fois, McLaren et Ferrari) alors que Vettel n'en a connu que trois (BMW-Sauber, Toro Rosso et Red Bull). En termes de pilotage, ils sont aussi efficaces l'un que l'autre, mais Vettel préfère partir de la pole position pour faire cavalier seul, en signant si possible le meilleur tour en fin de course, alors qu'Alonso est imbattable dans le combat rapproché, en tête ou au coeur du peloton, quand il faut gagner des places au départ ou après une neutralisation, pour marquer des gros points. Mais Vettel progresse dans la gestion des situations difficiles et a réussi à terminer 3e à Abou Dhabi en étant parti 24e et dernier depuis les stands, suite à une pénalité.

Les voitures: RB8 contre F2012, la rapidité contre la fiabilité

Vettel s'est parfois énervé cette saison quand sa RB8 n'était pas au niveau, Alonso jamais, alors que sa F2012 était souvent larguée, à une seconde au tour des Red Bull ou des McLaren, aux essais ou en course. Entre le génie anglais de Red Bull, Adrian Newey, déjà au sommet chez Williams et McLaren, et la nouvelle équipe d'ingénieurs de la Scuderia, formée fin 2011, il y a un monde d'expérience et d'innovation, parfois à la limite de la légalité. Seul avantage pour Ferrari, la F2012 est très fiable et Alonso a toujours fini dans les points cette saison, quand il n'était pas éliminé par un accrochage au départ, alors que Vettel a dû abandonner deux fois sur panne de l'alternateur de son moteur Renault, seul défaut notable de sa monoplace avec le système de récupération d'énergie au freinage (KERS) parfois défaillant... sur celle de son coéquipier Mark Webber.

Les écuries: Ferrari contre Red Bull, l'histoire contre l'argent

Quand le géant de la boisson énergétique a racheté Jaguar Racing fin 2004 pour créer sa propre écurie en 2005, son personnel n'avait goûté qu'une seule fois au champagne de la victoire, en 1999, quand elle s'appelait encore Stewart Grand Prix. D'où la motivation des troupes quand des Red Bull ont commencé à gagner, en 2009, après une longue attente. Face à la Scuderia, ses 31 titres mondiaux et ses 219 victoires en GP en 63 saisons, le combat pourrait être inégal, sauf que le richissime patron de Red Bull Racing a un budget illimité permettant de faire tourner un simulateur high-tech 24 heures sur 24, avec une équipe dédiée. C'est ce qui a permis à Adrian Newey de remettre la RB8 sur les rails de la victoire après un début de saison raté, malgré l'interdiction de procéder à des essais privés.

dlo/es