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23/11/2012 05:14 EST | Actualisé 23/01/2013 05:12 EST

Annulation de la conférence sur un Moyen-Orient dénucléarisé (USA)

Le département d'Etat américain a annoncé vendredi que la conférence prévue en décembre à Helsinki sur un Moyen-Orient sans armes nucléaires n'aurait pas lieu, en raison de la situation actuelle dans la région et de l'absence de consensus entre les pays concernés.

Les pays de la région n'ont pas réussi à s'accorder "sur des conditions acceptables pour cette conférence", précise dans un communiqué Victoria Nuland, porte-parole de la diplomatie américaine, qui évoque également "la situation actuelle au Moyen-Orient".

"Les Etats-Unis pensent qu'un profond fossé subsiste dans la région entre les différentes approches sur la sécurité régionale et l'organisation du contrôle des armes", poursuit-elle.

"Ces différences de points de vue peuvent uniquement être comblées par un engagement commun et un accord entre les différents Etats de la région. Des Etats extérieurs ne peuvent imposer un processus à la région pas plus qu'ils ne peuvent dicter le résultat" d'une telle initiative, ajoute Mme Nuland.

"Nous ne pourrions pas soutenir une conférence dans laquelle un pays de la région serait sous pression ou isolé", ajoute-t-elle encore, une référence implicité à l'allié israélien de Washington.

Considéré comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient, Israël est membre de l'AIEA mais n'est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Le pays avait en septembre Israël jugé irréaliste la tenue de cette conférence en raison du climat "instable" dans la région.

Le débat autour de la conférence d'Helsinki, à laquelle l'Iran avait récemment annoncé qu'il participerait, opposait notamment Israël aux pays arabes, Egypte en tête, qui demandaient que l'ONU fasse de la région une zone sans armes de destruction massive.

L'annonce de l'annulation de cette conférence, dont les Etats-Unis étaient les "co-parrains", rappelle Mme Nuland, survient dans un contexte marqué par la reprise des affrontements entre les Israéliens et la Hamas à Gaza, la guerre civile en Syrie et une crise politique en Egypte.

La conférence d'Helsinki devait aussi se tenir sur fond de tensions autour du nucléaire iranien, les pays occidentaux et Israël accusant Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de programme civil, ce que l'Iran dément catégoriquement.

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