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21/11/2012 11:36 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

Lock-out de la LNH: les négociations sont relancées à New York mercredi matin

AP
NHL Commissioner Gary Bettman arrives at the NHL Players Association offices in Toronto Thursday, Aug. 23, 2012. The NHL collective bargaining talks lasted only 90 minutes on Thursday. It was the first full bargaining session of the week between the league and union after talks were called off Wednesday afternoon following a private meeting between top league and union executives. (AP Photo/The Canadian Press, Chris Young)

NEW YORK, États-Unis - La Ligue nationale et l'Association des joueurs semblent finalement parler le même langage, mais un fossé les sépare toujours dans ces négociations en vue du renouvellement de la convention collective.

Le syndicat a déposé une offre complète, mercredi, qui a entraîné une réponse tiède de la part de la ligue. Le commissaire Gary Bettman a toutefois admis que la proposition de six pages était un pas dans la bonne direction pour la suite des négociations puisque les deux parties semblent maintenant envisager le même système économique.

«Un pas a été fait dans notre direction et ça a été apprécié, a dit Bettman. Un grand fossé nous sépare encore, mais espérons que les négociations prennent de la vigueur afin que nous puissions régler ce conflit.»

L'AJLNH a proposé un partage des revenus 50-50 pour ce contrat de travail qui aurait une durée de cinq ans, en plus de 393 millions $ en prime de réparation, échelonnée sur toute la durée de l'entente. Il y a deux semaines, la ligue a offert une prime de réparation de 211 millions $ et un partage 50-50.

Le directeur général de l'AJLNH, Donald Fehr, a admis que ses membres sont anxieux de mettre fin au lock-out et ont indiqué que cette nouvelle offre est «possiblement la meilleure» que les joueurs sont prêts à déposer.

«(Les joueurs) souffrent tout comme les partisans, a déclaré Fehr. Nous avons fait un énorme pas dans la direction des propriétaires pour tenter de mettre fin au conflit, mais aujourd'hui, ça n'a pas été fructueux.»

Avant l'offre déposée mercredi, les joueurs désiraient l'implantation d'un système économique dans lequel ils obtiendraient un montant précis tiré des revenus au lieu d'un pourcentage. Leur nouvelle proposition comprend toutefois quelques clauses les protégeant en cas de revenus stagnants, dont une clause qui empêcherait la part des joueurs de diminuer d'une année à l'autre.

«Les joueurs font d'énormes concessions aux propriétaires et nous voulons une certain protection», a précisé Fehr.

Les deux parties doivent aussi se rejoindre au niveau des règles contractuelles.

La nouvelle offre du syndicat comprend une règle qui punirait une équipe qui octroirait un contrat à long terme dont la majeure partie de la rémunération serait concentrée dans les premières années de l'entente, un point très important aux yeux des proprios. Il propose également que le salaire d'un joueur gagnant plus de 1 millions $ dans les rangs mineures compte pour le calcul de la masse salariale.

L'AJLNH a cependant rejeté les nouvelles propositions de la ligue au sujet de l'autonomie complète, des contrats type pour les recrues et l'arbitrage salarial, notamment.

Certains de ces points ont été discutés quand les deux parties se sont réunies, après que la LNH ait eu l'occasion d'étudier la proposition.

«Nous avons étudié leur proposition point par point, a dit Bettman. Nous avons discuté des points sur lesquels ont peut s'entendre, ceux qui peuvent être modifiés, des éléments pour lesquels nous n'avons plus de marge de manoeuvre et nous avons expliqué notre proposition sur chacun de ces points.»

Avec cette 10e semaine de conflit, la ligue et le syndicat tentent de s'entendre pour disputer une saison écourtée. Ce lock-out affecte grandement le sport: Bettman prétend que la ligue perd entre 18 et 20 millions $ par jour pendant le conflit.

Le commissaire s'est dit surpris que les deux parties ne se soient pas encore entendues.

«Nous avons déposé une offre (en octobre) pour sauver une saison de 82 parties. Franchement, nous sommes tous mystifiés que nous ne jouions pas encore. En raison de cette offre, mais aussi parce que les joueurs perdent de 8 à 10 millions $ par jour.

«Nous aurions pu jouer, nous aurions pu bâtir sur l'élan dont profitait ce sport avec une entente juste et à long terme. Plusieurs éléments de tout ce processus nous laissent perplexe.»

Les deux parties devraient se reparler vendredi, mais aucune autre rencontre n'a jusqu'ici été convenue.