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21/11/2012 06:18 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

GP du Brésil - Vettel ou Alonso, un 3e titre mondial en bout de ligne droite

Deux pilotes seulement, l'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull) et l'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari) pouvaient rêver d'un 3e titre mondial en arrivant dans les favelas de Sao Paulo où aura lieu dimanche, sur le vieux circuit d'Interlagos, le Grand Prix du Brésil de Formule 1.

Sur le papier, Vettel est le grand favori, parce qu'il a la meilleure monoplace de cette fin de saison, même s'il a été battu dimanche à Austin par un Lewis Hamilton en grande forme, dans une McLaren un peu plus efficace ce jour-là sur le Circuit des Amériques.

Distancé de 44 points par Alonso après le GP d'Allemagne fin juillet, Vettel a opéré un spectaculaire redressement avec l'aide de son ingénieur en chef Adrian Newey. La RB8 est devenue dominatrice et le jeune Allemand a remporté quatre GP d'affilée, au bout du monde (Singapour, Japon, Corée, Inde), prenant la tête du classement où il possède 13 points d'avance avant cet ultime Grand Prix de la saison.

S'il termine devant Alonso dimanche, ou s'il finit dans les quatre premiers quelque soit le résultat de l'Espagnol, il deviendra à 25 ans le plus jeune triple champion du monde de l'histoire de la F1, en effaçant des tablettes sur ses terres au Brésil le fantastique Ayrton Senna, disparu trop tôt pour rafler d'autres couronnes.

Depuis deux mois, Vettel domine la plupart des séances d'essais et des courses, alors qu'Alonso limite les dégâts aux qualifications le samedi, puis monte sur le podium le dimanche. Avec une belle constance, en compensant par son talent et son expérience le handicap de performance de sa monoplace.

Mais, car il y a un mais, tout n'est pas si certain pour Vettel, ou si mal engagé pour Alonso, car la F1 est un sport mécanique et car il pleut parfois au Brésil en novembre.

Il y a deux scénarios envisageables dans lesquels Vettel, grand amateur de football comme Alonso, peut perdre à la fin du match.

Premier cas de figure, l'alternateur du moteur Renault de Vettel lâche, comme déjà deux fois cette saison, à Valence et à Monza, et comme très récemment, pas plus tard que dimanche, sur la RB8 de son coéquipier Mark Webber. Alors même que cet alternateur, véritable talon d'Achille cette saison, fait l'objet de toutes les attentions des ingénieurs français depuis quelques semaines.

Face à Vettel et sa bombe à retardement, Alonso peut compter sur une Ferrari F2012, certes un peu lente mais ultra-fiable: aucun abandon sur panne mécanique depuis le GP de Malaisie au début de la saison 2010. Ce qui a permis à Alonso de toujours rentrer dans les points en 2012, sauf quand il a été éliminé par un accrochage au départ, à Spa et à Suzuka.

Deuxième hypothèse, il pleut dimanche sur Interlagos, comme il pleuvait à Sepang quand Alonso a remporté en mars sa première victoire de 2012 à l'issue d'une course épique interrompue pendant une heure par un orage de fin du monde.

L'Espagnol adore la pluie, qui nivelle les performances des monoplaces et lui permet de faire valoir sa science du pilotage, ajoutée au vécu de 196 Grands Prix depuis 2001, contre 100 seulement pour Vettel depuis 2007.

dlo/chc