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21/11/2012 05:53 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

Europa League - Garrido au chevet d'un FC Bruges en crise

Bordeaux se déplace jeudi à Bruges en Europa League pour y rencontrer une équipe qui tente de sortir d'une crise profonde sous la direction d'un nouvel entraîneur espagnol, le rigoureux Juan Carlos Garrido.

Intronisé il y a une semaine, l'ancien coach de Villareal --qu'il avait emmené en demi-finale de cette C3 en 2011--, Garrido succède à Georges Leekens, débarqué en raison d'un bilan exécrable en championnat de Belgique.

Les dirigeants du club de la Venise du Nord avaient investi plusieurs millions d'euros pour bâtir un effectif censé ramener un premier titre depuis celui décroché en 2005. A mi-championnat, Bruges pointe en 5e position, à neuf points du leader, Anderlecht.

Un bilan intenable pour Leekens, limogé il y a dix jours avec une indemnité de départ de 2,3 millions d'euros qui a provoqué la polémique au plat pays.

L'ancien sélectionneur belge a laissé derrière lui une équipe en décomposition: pas de fond de jeu, une ambiance délétère dans le vestiaire, un nombre très important de blessés (avec une préparation physique pointée du doigt) et une fracture entre les joueurs et leurs supporters qui ont multiplié les actions hostiles. Bref, tous les symptômes, classiques, d'une crise profonde.

Ce tableau peu engageant n'a toutefois pas effrayé Garrido (43 ans) qui n'avait jamais entraîné d'autres clubs que Villareal dont il fut remercié début 2012 après avoir avoir emmené le club espagnol à la 4e place de la Liga en 2011.

José Garrido, qui a signé jusqu'au terme de cette saison (avec une année supplémentaire en option), se dit persuadé qu'il peut toujours remporter le titre.

Et contrairement à son prédécesseur qui n'accordait aucune importance à l'Europa League --le non-match à Bordeaux en septembre dernier fut qualifié de scandale par la presse belge--, Garrido voudrait "aller le plus loin possible sur la scène européenne".

S'il veut assouvir ses ambitions, il faudra battre Bordeaux jeudi. Car avec quatre points (pour 8 à Newcastle et 7 aux Girondins), Bruges est pour l'instant en ballottage défavorable à la troisième place du groupe D.

Garrido veut voir des motifs d'espoir dans la large victoire (6-2) acquise par ses hommes samedi en championnat face à Waasland-Beveren.

"Ce net succès constitue un départ idéal. Pas seulement pour moi, mais pour toute l'équipe. Elle ne signifie toutefois pas que tout va soudain pour le mieux. J'ai vu des choses positives, mais le chemin est encore long", a-t-il commenté.

Car Garrido n'a encore dirigé que trois entraînements et sait qu'il reste "un nombre incalculable de choses à améliorer".

Surtout, Garrido va profondément changer la manière de jouer de Brugeois qui devront oublier le "kick and rush" souvent pratiqué par cette équipe au tempérament britannique pour produire un jeu "à l'Espagnole".

Face à Waasland-Beveren samedi, les supporteurs n'en ont pas cru leurs yeux: pas de longs ballons mais un jeu au sol fait de courtes passes. Du jamais vu ou presque à Bruges.

"Nous avons essayé des choses à l'entraînement que j'ai vues sur le terrain. Nous avons joué comme je le voulais", a expliqué l'entraîneur.

Bordeaux sera donc confronté à un autre adversaire qu'au match aller jeudi. L'équipe sans âme que les Girondins avait battue sans difficulté (4-0) il y a deux mois présentera un tout autre visage.

bnl/eb