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21/11/2012 04:31 EST | Actualisé 20/01/2013 05:12 EST

Dakar-2013: une affiche 100% Pacifique pour un trio de vainqueurs

Le 34e rallye-raid Dakar, 5e du genre en Amérique Latine, va connaître une montée en puissance en 2013 sur un parcours 100% Pacifique et une superbe affiche côté autos avec les trois derniers vainqueurs, Stephan Peterhansel, Nasser Al-Attiyah et Carlos Sainz.

Cette nouvelle édition, avec 459 véhicules engagés, autos, motos, camions et quads, sera pour la première fois 100% Pacifique et se courra en ligne du 5 au 20 janvier entre Lima au Pérou et Santiago du Chili, avec deux sauts de la Cordillère des Andes et une large boucle en Argentine, a annoncé mercredi à Paris Etienne Lavigne, le patron de l'épreuve.

Le tracé de ce Dakar 2013, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse, totalisera quelque 8.400 km, dont la moitié de "spéciales" chronométrées, et sera divisé en 14 étapes entre les trois pays traversés.

Mais pour les aficionados du sport mécanique sur deux ou quatre roues, c'est le retour en catégorie auto du grand champion espagnol Carlos Sainz, et celui côté moto du constructeur Honda, absent du Dakar depuis 1992 et bien décidé à mettre à mal la suprématie de KTM et de ses deux pilotes-vedettes, le Français Cyril Despres et l'Espagnol Marc Coma, qui feront tout le sel de cette édition 2013.

L'annonce du retour d'"El Matador" Carlos Sainz, double champion du monde de rallye en 1990 et 1992 et vainqueur du Dakar sur Volkswagen en 2010, a fait monter en flèche, mardi, l'intérêt pour la 34e édition du rallye.

Le champion madrilène, au volant d'un Buggy californien 2 roues motrices aux couleurs du Qatar, va s'aligner aux côtés de Nasser Al-Attiyah, le pilote qatari, qui arborera lui aussi les couleurs de son émirat. Le vainqueur 2011 avait dû abandonner l'année dernière, victime de pannes à répétition alors qu'il courait sur un Hummer "made in America".

"Son retour me fait énormément plaisir mais constitue aussi pour moi une sérieuse menace", a déclaré à l'AFP Stéphane Peterhansel, qui reprend en 2013 le volant de la Mini (écurie X-Raid-BMW) avec qui il a signé l'année dernière une 10e victoire historique au Dakar (6 en moto et 4 en auto).

"Cette édition 2013, avec une confrontation entre les trois derniers vainqueurs autos, offre une affiche très alléchante pour le public et va être palpitante", a estimé le pilote français, qui vise une 11e victoire.

443 véhicules (toutes catégories en course) avaient pris le départ à Mar del Plata en Argentine en 2012. Ils seront 459 dans un mois et demi à Lima (189 motos, 40 quads, 155 autos, 75 camions).

Pour Etienne Lavigne, cette "montée en puissance et en participation" est "unique dans le monde du sport, compte tenu de la crise économico-financière mondiale".

Pour la première fois, la course prendra le départ dans une zone désertique de sable au sud de Lima, faisant entrer dès l'abord et sans acclimatation les pilotes dans les premières et importantes difficultés de conduite et de navigation.

"Loin d'une balade de bord de mer entre Lima et Santiago, l'échelle des difficultés promet un scénario de course brûlant... pour que l'exceptionnel reste la règle", a souligné Etienne Lavigne.

En janvier 2013, après le Pérou et ses dunes littorales qui ondulent à l'infini, l'immense désert minéral de l'Atacama, au nord du Chili, constituera de nouveau la portion emblématique du Dakar "made in South America", comme le fut le Ténéré en Afrique.

L'Argentine constituera encore, avec sa variété de paysages de pampas en canyons, l'un des points forts de la course, forçant le talent et l'habileté des pilotes.

Le podium d'arrivée sera dressé pour la première fois à Santiago devant le Palais de la Moneda.

L'émotion sera au rendez-vous pour celles et ceux qui sauront y voir un salut aux ombres immenses du prix Nobel de littérature Pablo Neruda et du président Salvador Allende, le président de gauche chilien qui s'est suicidé lors du coup d'Etat contre lui dirigé par Augusto Pinochet le 11 septembre 1973.

PF/ol/eb

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