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21/11/2012 03:50 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

Congo: le M23 affirme vouloir renverser le gouvernement de Joseph Kabila

GOMA, Congo - Le groupe rebelle M23 a continué mercredi à gagner du terrain dans l'est du Congo, déclarant qu'il avait l'intention de renverser le gouvernement du président Joseph Kabila.

Mercredi, les insurgés ont pris le contrôle de Sake dans le but de se rendre jusqu'à Bukavu, la capitale régionale.

Dans un discours prononcé devant des milliers de personnes au stade de Goma, le colonel rebelle Vianney Kazarama a accusé le président Kabila de diviser le pays et a affirmé qu'il devait partir. Le chef militaire a ajouté que l'objectif de M23 était de conquérir Kinshasa.

Près de 3000 soldats et policiers congolais de Goma sont passés dans le camp des rebelles mercredi, soit un jour après que la ville fut tombée entre les mains de l'insurrection.

Alors que le M23 consolidait son emprise sur la région conquise, les présidents du Congo, du Rwanda et de l'Ouganda l'ont exhorté à abandonner le territoire qu'il contrôlait dans un communiqué publié mercredi depuis la capitale ougandaise où ils étaient réunis.

Le groupe rebelle comprend des centaines d'officiers ayant déserté l'armée congolaise en avril dernier. Selon un rapport des Nations unies qui sera rendu public vendredi, le Rwanda aurait également fourni des soldats et des armes aux insurgés, une accusation que le gouvernement rwandais nie.

Dans un autre document publié mercredi, l'ONU a accusé le M23 d'avoir commis plusieurs crimes graves, notamment le recrutement d'enfants-soldats, les exécutions sommaires et le viol.

Mercredi, le Conseil de sécurité des Nations unies devait revoir le mandat des Casques bleus présents au Congo. Le Conseil a déjà adopté à l'unanimité mardi une résolution demandant au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de recommander une possible réaffectation des troupes onusiennes.

Le Conseil a aussi exigé des rebelles qu'ils se retirent de Goma, qu'ils déposent les armes et qu'ils se dispersent. Il a aussi insisté sur l'importance de réaffirmer l'autorité du gouvernement de Joseph Kabila dans l'est du pays et imposé des sanctions, dont une interdiction de voyage et le gel des actifs des leaders du M23.