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21/11/2012 09:55 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

C1 - Juventus: La "Vieille Dame" est revenue!

Après trois ans et demi d'absence aux sommets européens, la Juventus Turin a donné un grand coup de pied dans la porte pour rentrer dans le cénacle de la Ligue des champions et écarter Chelsea sans ménagement (3-0), même si elle n'est pas encore en 8e de finale.

La "Vieille Dame" s'est servie du tenant du titre comme d'un paillasson pour revenir chez elle. "C'est un signal pour l'Europe et pour l'Italie", avertit Gianluigi Buffon: "Quand tu réussis une telle performance, dans le jeu, dans l'esprit, dans le courage... Si quelqu'un avait des doutes sur nous, on les lui fait passer".

Mais pour conjurer, pour de bon, les années "Calciopoli" (2005-2006), qui ont précipité sa chute en Série B et l'éloignement de l'Europe, il faut encore que la "Juve" assure au moins un nul au Shakhtar Donetsk, en cas, prévisible, de victoire de Chelsea sur les Danois de Nordsjaelland dans quinze jours.

"Nous savons que nous devons encore passer ce tour, assure le gardien et capitaine. J'espère qu'on va le faire, mais dans le pire des cas, nous aurons pris 10 points, nous aurons joué d'égal à égal avec tout le monde et nous serons redevenus compétitifs".

Certes, "Gigi", qui loue "la faim" de son équipe, mais aussi son "organisation de jeu, sa fraîcheur athlétique", ne s'en contenterait pas.

Dans un stade rugissant, les "Bianconeri" ont sorti "un match digne de la Juve", estime le défenseur Leonardo Bonucci: "Quand on joue comme ça, on a notre mot à dire, même contre les champions d'Europe en titre".

Les Turinois ont exalté les qualités forgées par Antonio Conte: une concentration de tous les instants et l'envie féroce de ce gagneur-né, joueur comme entraîneur.

La Juve, qui n'a perdu que deux matches en un an et demi, contre Naples et l'Inter, est allée crescendo en Europe. Elle est revenue de 2-0 à 2-2 à Chelsea, après une ouverture de bal de débutante, et a résisté au Shakhtar qui l'avait nettement dominée (1-1) chez elle.

Et elle n'a guère semblé souffrir de sa seule faille, l'absence d'un grand attaquant, tant elle s'est créé d'occasions contre les "Blues". Quagliarella, utilisé avec parcimonie, en est tout de même à 9 buts en 13 matches (aucun en entier!), et Sebastian Giovinco a conjuré la malédiction en marquant aussi, mais encore une fois un but "qui ne compte pas", celui du 3-0 dans le temps additionnel.

Son milieu à trois, deux poumons (Vidal et Marchisio) et un cerveau (Pirlo), a encore été son point fort, sa défense intraitable et ses deux arrières-ailiers infatigables. "Le secret, c'est de courir sur tous les ballons sans jamais s'arrêter", plaisante Kwadwo Asamoah.

Avec un tel état d'esprit et une vraie dose de talent, la Juve est gonflée de confiance. "C'est ce genre de match qu'on voulait faire", dit Angelo Alessio, l'entraîneur-adjoint.

La Juve n'avait plus vécu ces grandes heures européennes depuis le 14 mai 2003, la dernière fois qu'elle avait battu le champion d'Europe en titre. Il s'agissait alors du Real Madrid (3-1), en demi-finale.

eba/ol/sk