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21/11/2012 09:28 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

Attentat dans un bus à Tel-Aviv, l'immeuble de l'AFP à Gaza à nouveau touché

Un attentat dans un bus à Tel-Aviv a fait au moins 17 blessés mercredi et l'aviation israélienne a continué à frapper la bande de Gaza malgré les efforts de la diplomatie internationale pour parvenir à un cessez-le-feu.

A Gaza, l'immeuble qui abrite l'AFP a de nouveau été touché par une nouvelle frappe, tuant un enfant. Aucun journaliste ne s'y trouvait. La veille, le même bâtiment avait été touché, sans faire de victimes.

Dix personnes ont péri mercredi dans des raids israéliens sur Gaza.

Depuis le lancement de l'opération israélienne contre les groupes armés de Gaza, le 14 novembre, au moins 147 Palestiniens ont été tués et plus d'un millier blessés dans les raids aériens sur l'enclave palestinienne. Cinq Israéliens, dont un soldat, ont trouvé la mort dans des tirs de roquettes.

A Tel-Aviv, "une bombe a explosé dans un bus dans le centre. C'est une attaque terroriste", a affirmé un porte-parole du gouvernement après la déflagration qui s'est produite à bord d'un bus à proximité du ministère de la Défense.

Les Etats-Unis, la France et la Russie ont condamné cette attaque.

Il s'agit du premier attentat à la bombe en Israël depuis mars 2011.

L'attentat n'a pas été revendiqué, mais Al-Aqsa, chaîne de télévision proche du Hamas, a salué une "opération-martyre". A Gaza, des scènes de célébrations ont éclaté après l'annonce de l'explosion, selon des journalistes.

Dans la journée, les tirs de roquettes sur Israël se poursuivaient depuis l'enclave palestinienne, où le Hamas au pouvoir reçoit une aide "militaire" de l'Iran, selon Téhéran.

Depuis minuit, 70 roquettes se sont abattues sur Israël, selon un porte-parole de l'armée. Vingt autres ont été interceptées par le système anti-missile Iron Dome.

Ces tirs ont néanmoins baissé en intensité mercredi par rapport aux journées précédentes, selon les médias israéliens. Ces mêmes médias ont également indiqué que M. Netanyahu avait réuni ses neuf principaux ministres pour évaluer la situation.

Clinton au Caire

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Pour tenter de dénouer la crise, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est arrivée dans l'après-midi au Caire. Elle devait avoir des entretiens avec le président égyptien Mohamed Morsi, très engagé dans les efforts en vue d'une trêve.

A en croire le négociateur palestinien Saëb Erakat l'Egypte est la "clé de tout" dans ces hostilités. Mardi soir, M. Morsi avait dit espérer la conclusion d'une trêve "bientôt", selon une source à la présidence.

Selon la radio publique israélienne, la trêve --temporaire-- devrait préluder à un accord de cessez-le-feu durable en vertu duquel les belligérants s'engageraient mutuellement à stopper les frappes et les tirs de roquettes. Un mécanisme de surveillance serait mis en place par l'Egypte.

En Israël dans la matinée, Mme Clinton avait assuré Benjamin Netanyahu de l'engagement "inébranlable" des Etats-Unis pour la sécurité d'Israël, tout en jugeant "essentiel d'(obtenir) une désescalade de la situation à Gaza".

Elle s'est également entretenue en Cisjordanie avec le président palestinien Mahmoud Abbas.

Egalement en visite en Israël et dans les Territoires, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé depuis Ramallah à l'arrêt "immédiat" des tirs de roquettes palestiniennes, soulignant que l'heure était à la diplomatie.

La France et l'Italie ont quant à elles appelé à un "cessez-le-feu et à une trêve" selon le président François Hollande lors d'une conférence de presse à l'Elysée avec le président italien Giorgio Napoletano.

Une réunion publique du Conseil de sécurité de l'ONU devait avoir lieu à partir de 20H00 GMT à New York.

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