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21/11/2012 06:07 EST | Actualisé 21/01/2013 05:12 EST

Attentat contre un bus à Tel-Aviv, Clinton et Ban consultent sur Gaza

Un attentat dans un bus à Tel-Aviv a fait mercredi au moins dix blessés, selon les secours, au moment où la secrétaire d'Etat américaine et le secrétaire général de l'ONU continuaient leurs consultations pour tenter de stopper les hostilités entre Israël et le Hamas.

"Une bombe a explosé dans un bus dans le centre de Tel-Aviv. C'est une attaque terroriste", a affirmé un porte-parole du gouvernement.

Selon le service d'ambulance israélien, l'explosion a fait au moins dix blessés, dont trois graves.

Le dernier attentat en Israël remontait à mars 2011 lorsqu'une bombe avait explosé près de la principale gare routière de Jérusalem, faisant un mort.

A Gaza, des scènes de célébrations ont éclaté après l'annonce de l'explosion, selon des journalistes.

L'attaque a eu lieu au moment où la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'entretenait avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Depuis le lancement de l'opération israélienne contre les groupes armés de Gaza, mercredi dernier, au moins 135 Palestiniens ont été tués et plus d'un millier blessés dans les raids aériens sur l'enclave palestinienne. Cinq Israéliens, dont un soldat, ont péri dans des tirs de roquettes.

L'armée israélienne a affirmé qu'elle avait visé dans la nuit "plus de cent sites terroristes" dans la bande de Gaza.

Un porte-parole de l'armée a précisé à l'AFP que depuis minuit, 12 roquettes tirées depuis Gaza avaient touché le sud d'Israël et sept autres avaient été interceptées. Depuis une semaine, 830 roquettes ont atterri en Israël et 390 ont été détruites par le système anti-missile "Iron Dome".

Arrivée mardi soir à Jérusalem, Mme Clinton a jugé "essentiel d'(obtenir) une désescalade de la situation à Gaza", tout en assurant à M. Netanyahu l'engagement "inébranlable" des Etats-Unis pour la sécurité d'Israël.

Elle a rencontré mercredi matin en Cisjordanie le président palestinien Mahmoud Abbas qui lui a dit que l'Egypte, au coeur des négociations entre Israël et les groupes armés, était la "clé de tout", a déclaré le négociateur Saëb Erakat.

Egalement en visite en Israël et dans les Territoires, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé depuis Ramallah à l'arrêt "immédiat" des tirs de roquettes palestiniennes, soulignant que l'heure était à la diplomatie.

Mardi soir, le président égyptien Mohamed Morsi avait dit espérer la conclusion d'une trêve "bientôt", selon une source à la présidence. Plusieurs responsables égyptiens et du Hamas avaient dit attendre une réponse d'Israël à une proposition de trêve du Caire.

Côté israélien, le porte-parole de M. Netanyahu Mark Regev a affirmé mercredi matin que "la diplomatie est encore à l'oeuvre". "Nous n'avons pas encore abandonné l'espoir d'avoir une solution à long terme par la voie diplomatique", a-t-il dit à l'AFP.

Selon la radio publique israélienne, la trêve --temporaire-- devrait préluder à un accord de cessez-le-feu durable en vertu duquel les belligérants s'engageraient mutuellement à stopper les frappes et les tirs de roquettes. Un mécanisme de surveillance serait mis en place par l'Egypte.

Le Hamas avait tempéré mardi soir les rumeurs sur l'imminence d'une trêve, appelant les groupes armés palestiniens à "continuer à riposter aux crimes israéliens".

L'armée israélienne a de son côté tweeté mercredi matin: "le chef d'Etat major a (...) souligné que le dialogue avec les Egyptiens n'influence pas les activités (de l'armée) et a ordonné de continuer à frapper les infrastructures terroristes".

De fait sur le terrain, les violences ne connaissaient aucun répit.

A Gaza, au moins 26 Palestiniens ont été tués mardi dans des pilonnages de l'armée israélienne, selon le ministère de la Santé du Hamas qui gouverne le territoire.

La tour dans laquelle se trouve le bureau de l'AFP à Gaza a été touchée dans la soirée par une frappe israélienne, sans faire de blessé, selon un photographe de l'agence.

Plus tard dans la soirée, un tir israélien en face d'une série d'hôtels du front de mer qui abritent l'essentiel des envoyés spéciaux des médias internationaux a creusé un cratère de plusieurs mètres, brisant les vitres à des centaines de mètres à la ronde, dont les portes en verre du Commodore, où logeait une équipe de l'AFP.

Le porte-parole de l'armée sur son compte Twitter a averti les "journalistes à #Gaza: restez à l'écart des terroristes/infrastructures du #Hamas. N'acceptez pas de leur servir de boucliers humains".

La Chine a par ailleurs annoncé qu'elle allait recevoir jeudi un émissaire spécial du président Abbas, au moment où les pays du Conseil de sécurité (dont la Chine est membre permanent) de l'ONU se concertent sur une demande des nations arabes qui exigent une réunion publique sur la crise à Gaza.

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