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20/11/2012 11:52 EST | Actualisé 20/01/2013 05:12 EST

USA: sur Facebook, les parents veulent être les "amis" de leurs enfants (étude)

Les parents américains n'hésitent pas à demander à être les "amis" de leurs enfants sur les réseaux sociaux pour garder un oeil sur leurs activités en ligne, mais l'accueil qui leur est réservé est "mitigé", selon une étude publiée mardi.

Environ 80% des parents dont les enfants sont sur les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter sont eux-mêmes présents sur ces réseaux, a constaté le Projet internet et vie américaine du centre de recherche Pew.

La moitié de ces parents ont commenté ou répondu directement à des publications de leurs enfants sur internet.

Mais les enfants expriment "des sentiments mitigés à l'idée d'être +amis+ avec leurs parents" sur les réseaux sociaux, relève Sandra Cortesi, du centre Berkman de l'université d'Harvard, co-auteur de l'étude.

"Certains jeunes aiment le fait d'être +amis+ avec des membres de leur famille" tandis que d'autres "préfèrent ne pas être +amis+ avec leurs parents, mais le sont quand même car c'est ce qu'on attend d'eux. D'autres encore rendent secret leur profil ou restreignent l'accès de leurs parents" à leur compte, précise Mme Cortesi.

Les parents expliquent qu'ils sont présents sur ces réseaux car ils s'inquiètent des risques auxquels leurs enfants sont exposés.

Leur principale inquiétude, qui "dépasse les autres peurs", concerne les données que peuvent récupérer les annonceurs publicitaires, souligne Mary Madden, co-auteur de l'étude.

Environ 53% des parents affirment aussi être "très inquiets" de la manière dont leurs enfants se comportent en ligne avec des inconnus. Ils sont aussi soucieux du fait que les activités sur ces réseaux sociaux puissent nuire à la réputation de leurs enfants.

Environ 59% des parents ont parlé de ces inquiétudes à leurs enfants. Environ 4 parents sur 10 ont aidé leurs enfants à installer des paramètres sécurisés. La moitié ont mis en place des contrôles parentaux ou d'autres filtres sur internet.

L'étude a été réalisée auprès de 802 parents et leurs enfants âgés de 12 à 17 ans, entre le 26 juillet et le 30 septembre.

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