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20/11/2012 03:29 EST | Actualisé 20/01/2013 05:12 EST

L'Ontario veut des preuves de la sûreté de la fracturation avant de l'autoriser

TORONTO - Le gouvernement ontarien n'est pas prêt à autoriser la pratique controversée de la fracturation hydraulique dans le sous-sol de la province.

Le premier ministre Dalton McGuinty a indiqué mardi qu'aucune société privée n'avait approché la province pour discuter de la fracturation hydraulique, un procédé qui consiste à injecter à forte pression dans la roche un mélange d'eau et de produits chimiques afin de percer des trous et de relâcher du gaz ou du pétrole.

M. McGuinty a toutefois dit avoir eu vent que la pratique puisse polluer les approvisionnements en eau, et il désire obtenir des preuves de la sûreté de la fracturation hydraulique avant de pouvoir «l'approuver ou l'interdire».

La chef du Nouveau Parti démocratique, Andrea Horwath, craint quant à elle les impacts négatifs de la fracturation hydraulique sur l'environnement, et particulièrement sur l'eau potable.

Les opposants à la fracturation hydraulique — notamment le Conseil des Canadiens — soutiennent que les sociétés comme Mooncor Oil and Gas et Dundee Energy achètent actuellement des terres dans le sud de l'Ontario qui pourraient être utilisées pour la fracturation.

La Commission sur le gaz et le pétrole de la Colombie-Britannique affirme quant à elle qu'une série de petits tremblements de terre dans le nord-est de la province ont été causés par la fracturation en cours dans la formation de Horn River, riche en gaz de schiste, qui attire certains des plus grands joueurs de l'industrie.