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20/11/2012 05:29 EST | Actualisé 20/01/2013 05:12 EST

L'Iran rejette les inquiétudes de l'AIEA sur ses activités nucléaires

L'Iran a rejeté mardi les craintes sur ses activités nucléaires exprimées la veille par le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukiya Amano, estimant qu'un accord avec l'agence onusienne était possible "rapidement" pour les dissiper.

"Si l'AIEA adopte une approche rationnelle dans les discussions (avec l'Iran) un accord est possible rapidement (...) et s'il y a des inquiétudes elles peuvent être levées par des entretiens techniques et juridiques", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast lors de son point de presse hebdomadaire.

M. Amano s'est inquiété lundi de l'impasse dans laquelle se trouvent les discussions entre Téhéran et l'agence onusienne pour tenter de lever les soupçons d'une partie de la communauté internationale sur la finalité du programme nucléaire iranien controversé.

"La situation actuelle est préoccupante mais il est important de continuer à rechercher une solution diplomatique", a déclaré M. Amano en rappelant qu'une nouvelle série de discussions était prévue le 13 décembre à Téhéran.

M. Mehmanparast a par ailleurs répété que le "nettoyage" du site militaire de Parchin (est de Téhéran) où l'AIEA soupçonne l'Iran d'avoir mené des tests techniques en vue de la construction d'un bombe atomique était "impossible".

Dans son dernier rapport publié le 16 novembre, l'AIEA affirme que Téhéran a continué depuis l'été à faire disparaître de Parchin des installations où pourraient avoir été menées, selon l'agence, des essais d'explosifs conventionnels nécessaires pour provoquer l'explosion d'une charge nucléaire.

"Il est impossible de nettoyer des activités nucléaires sans laisser de traces", a affirmé M. Mehmanparast en jugeant les accusations de l'agence et de M. Amano "inappropriées".

L'AIEA a demandé à plusieurs reprises depuis le début de l'année à visiter Parchin, mais Téhéran a toujours refusé en affirmant qu'il ne s'agissait pas d'un site nucléaire et que l'agence n'y avait donc aucun droit d'inspection.

Depuis l'été, les travaux de démolition de plusieurs bâtiments suspects sont masqués par de grandes bâches afin de les dissimuler aux satellites espions occidentaux qui surveillent l'Iran.

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