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20/11/2012 07:08 EST | Actualisé 20/01/2013 05:12 EST

Les Travaux publics plaident coupable à la suite du décès d'un employé

OTTAWA - Le ministère fédéral des Travaux publics a plaidé coupable à trois chefs d'accusations liés au décès d'un employé lors de l'explosion d'une centrale de chaudières à Ottawa.

Peter Kennedy, âgé de 50 ans, a été tué en octobre 2009, et trois autres personnes ont été blessées, quand une chaudière a explosé dans une usine à vapeur qui sert à chauffer le Parlement et d'autres édifices du centre-ville d'Ottawa.

La cause de l'explosion est toujours inconnue, selon un exposé conjoint des faits remis aux tribunaux de l'Ontario.

Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) — la branche bureaucrate qui sert de gestionnaire immobilier au gouvernement — a d'abord fait face à huit chefs d'accusations en vertu du Code canadien du travail.

Il a finalement plaidé coupable d'avoir été incapable d'offrir la formation nécessaire en matière de sécurité et de santé afin de gérer une chaudière; d'avoir été incapable de former de manière adéquate les gestionnaires et superviseurs en matière de sécurité et santé; et d'avoir été incapable d'établir un programme de prévention en cas d'accident de travail.

La peine maximale dans le cas de chaque chef est de 100 000 $. Une audience de détermination de la peine aura lieu l'année prochaine.

«Nos pensées et nos prières vont à la famille de la victime», a déclaré par le biais d'un communiqué Michael Bolkenius, un porte-parole de la ministre des Travaux publics Rona Ambrose.

«Le gouvernement du Canada prend très au sérieux la santé et la sécurité de ses employés. Nous sommes engagés à offrir un environnement de travail sécuritaire à tous les travailleurs publics et à toutes les personnes circulant dans des bâtiments fédéraux.»

Cependant, la porte-parole du NPD en matière de travaux publics, Linda Duncan, a déclaré qu'il était «absolument répréhensible» que les superviseurs des travaux publics du ministère des Travaux publics n'aient pas reçu de formation en matière de sécurité, ajoutant que le secteur privé devait respecter le code du travail.

«Si un ministère du gouvernement canadien devrait servir d'exemple en matière de formation, de sécurité et de protection de ses employés, c'est certainement Travaux publics et Services gouvernementaux Canada», a indiqué Mme Duncan.