NOUVELLES
20/11/2012 05:22 EST | Actualisé 20/01/2013 05:12 EST

Les rebelles touaregs chassés de leur dernier bastion dans le nord du Mali

BAMAKO, Mali - Les rebelles touaregs ont été chassés de Menaka, leur dernier bastion dans le nord du Mali, par les islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), ont annoncé des militants islamistes mardi.

Les touaregs se sont retirés de leurs positions mardi après de violents combats, a déclaré le porte-parole du MUJAO, Oumar Ould Hamaha. Il a affirmé que la ville de Menaka était désormais contrôlée par les islamistes.

Des résidants de la ville ont confirmé l'information par téléphone, tout en ajoutant que les rebelles touaregs se trouvaient toujours à quelques kilomètres de la ville.

«Je n'ai pas un bilan exact des victimes, mais plus de 100 combattants ont été tués», a précisé Oumar Ould Hamaha. Les militants du MUJAO recherchent Mohamed Najim, un responsable militaire des rebelles touaregs, a-t-il dit.

La rébellion touareg n'entend pas baisser les bras, a déclaré le porte-parole du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), Moussa Ag Assarid, contacté par l'Associated Press.

Le porte-parole touareg a accusé les islamistes du MUJAO de bénéficier du soutien d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

«Quand les membres du MUJAO (...) sont arrivés ce matin, nous avions des informations sur le nombre de véhicules et leur capacité militaire. Nous nous sommes retirés de l'autre côté de la ville pour attendre des renforts», a-t-il déclaré.

Des résidants de Menaka ont fui la ville. Certains ont traversé la frontière avec le Niger et d'autres se sont dirigés vers le désert voisin, selon Bajan Ag Hamatou Menaka, un membre de l'Assemblée nationale du Mali.

Les rebelles touaregs ont progressivement été chassés d'une partie du nord du Mali par ces mêmes islamistes qui les avaient accompagnés lors de leur offensive menée au début de l'année. La prise du nord du Mali par les rebelles touaregs et islamistes a été favorisée par la déstabilisation du pays et des forces de sécurité après le coup d'État à Bamako en mars.