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20/11/2012 10:09 EST | Actualisé 20/01/2013 05:12 EST

La Grèce pourrait bientôt recevoir une nouvelle tranche d'aide

La zone euro a de « bonnes chances » d'aboutir à un accord mardi soir sur le versement de la prochaine tranche d'aide internationale à la Grèce, selon le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

« La Grèce a fait ce qu'il fallait » a affirmé M. Juncker à son arrivée à la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

L'aide promise à la Grèce dans le deuxième plan de sauvetage de son économie, accordé par la Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE), est gelée depuis le mois de juin en raison d'un assainissement des finances publiques grecques plus lent que prévu.

Pour que le versement des prêts reprenne, la Grèce a dû démontrer qu'elle était vraiment déterminée à mettre en oeuvre une série de réformes économiques précises. C'est ce qu'elle a fait en faisant adopter par le Parlement en novembre un budget 2013 prévoyant des coupes dans les dépenses et des hausses d'impôts, ainsi qu'un nouveau plan d'austérité distinct comprenant une baisse des prestations de retraite et l'élimination des primes de vacances des fonctionnaires.

Maintenant, la zone euro et le FMI doivent s'entendre sur une façon de réduire l'énorme dette grecque, qui devrait représenter l'an prochain près de 190 % de son produit intérieur brut (PIB) et que les créanciers veulent voir tomber à 120 % du PIB. Le FMI et la zone euro ne sont pas d'accord sur la date à laquelle la Grèce devrait parvenir à cet objectif, le FMI refusant de repousser l'échéance de 2020 à 2022. Ce sursis de deux ans entraînerait un financement supplémentaire de 32 milliards d'euros, de l'argent dont on ignore d'où il proviendrait.

De nombreuses solutions sont à l'étude, notamment un abaissement des taux d'intérêt des prêts déjà consentis à la Grèce, un allongement des durées de remboursement, un rachat par le pays d'une partie de sa dette ou un geste de la BCE qui pourrait décider de reverser les profits sur les obligations grecques qu'elle a acquises.

Il reste également à déterminer si l'aide financière versée sera de 31,2 milliards d'euros, correspondant à la somme bloquée depuis juin, ou de 44 milliards, soit la totalité des trois tranches que la Grèce doit en théorie recevoir d'ici la fin de l'année.

Plus de la moitié des fonds reçus serviront à recapitaliser les banques grecques, dont les fonds propres ont été mis à mal après une restructuration de leur dette.

Pendant ce temps, les manifestations contre l'austérité se poursuivent en Grèce.