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20/11/2012 10:44 EST | Actualisé 20/01/2013 05:12 EST

Ban Ki-moon à Jérusalem pour contribuer à l'arrêt des hostilités

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a entamé mardi à Jérusalem des discussions avec les dirigeants israéliens en vue d'obtenir une trêve entre le Hamas et l'Etat hébreu, au septième jour d'une nouvelle offensive israélienne sur la bande de Gaza.

M. Ban, qui est arrivé en Israël en provenance du Caire, où il avait appelé toutes les parties "à cesser le feu immédiatement", se rendra mercredi à Ramallah (Cisjordanie) pour rencontrer le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

A Jérusalem, il a rencontré le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, qui l'a remercié pour le "soutien de la communauté internationale".

"Nous apprécions les vues de la communauté internationale qui a soutenu sans équivoque le droit d'Israël à se défendre et à défendre ses citoyens", a assuré M. Lieberman.

"Cependant, les déclarations et les appels publics à Israël de ne pas se lancer dans une opération terrestre renforcent le Hamas et étendent le conflit actuel", a-t-il estimé, faisant allusion aux déclarations de M. Ban au Caire.

Ce dernier avait estimé que des "mesures immédiates doivent être prises pour éviter toute escalade supplémentaire", précisant qu'une "opération terrestre ne ferait que provoquer davantage de morts".

Israël a décidé de repousser son offensive terrestre dans la bande de Gaza pour donner des chances aux efforts égyptiens visant à établir une trêve, a annoncé mardi un haut responsable israélien.

"Une décision a été prise de suspendre provisoirement tout projet d'offensive terrestre pour donner des chances à un succès des efforts diplomatiques", a dit à l'AFP ce haut responsable.

Cette annonce est intervenue alors que l'ONU, l'Egypte et Washington intensifient leurs efforts pour empêcher une escalade majeure dans une région au bord de l'explosion.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton quittera de son côté Phnom Penh mardi pour se rendre en Israël, en Egypte et à Ramallah.

Dans la matinée, M. Netanyahu a rencontré le ministre allemand des Affaires étrangères et lui a dit qu'Israël cherchait à assurer un accord de "long terme" qui garantirait la fin de la contrebande de roquettes vers la bande de Gaza.

"Je pense que l'Allemagne peut jouer un rôle positif dans la recherche d'une solution au conflit, basée sur un accord de long terme qui garantisse que ces armes ne rentrent pas dans la bande de Gaza", a déclaré M. Netanyahu, cité par ses services.

"Je préfère une solution diplomatique", a-t-il ajouté.

"J'espère que nous pourrons parvenir à une telle solution, mais si ce n'est pas possible, nous avons complètement le droit de nous défendre par d'autres moyens et nous les utiliserons", a-t-il poursuivi.

Cette intense activité diplomatique se poursuivait alors que Jérusalem a été la cible mardi, pour la deuxième fois depuis le début de l'offensive israélienne, d'une roquette à longue portée tirée de Gaza.

La commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense a par ailleurs entériné mardi une décision du ministre de la Défense Ehud Barak de rappeler un contingent pouvant aller jusqu'à 75.000 réservistes. Cette décision avait déjà été approuvée par le cabinet israélien.

"Si l'ordre est donné, les forces entreront et les dégâts dans la bande de Gaza seront bien plus importants que ce à quoi nous avons assisté jusqu'à maintenant", a déclaré le président de la commission, Ronnie Bar-On.

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