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20/11/2012 09:42 EST | Actualisé 20/01/2013 05:12 EST

É.-U.: trois hommes condamnés pour avoir planifié un attentat à la bombe

AKRON, États-Unis - Trois hommes ont été condamnés mardi à des années de prison aux États-Unis après avoir admis vouloir faire sauter un pont routier avec ce qui était en fait une fausse bombe fournie par un informateur du gouvernement.

Les procureurs ont décrit les trois jeunes hommes comme des anarchistes auto-proclamés qui agissaient parce qu'ils étaient en colère contre l'Amérique corporative.

Les trois accusés, Connor Stevens, 20 ans, Douglas Wright, 26 ans, et Brandon Baxter, 20 ans, se sont excusés en cour. Leurs avocats ont indiqué qu'ils feraient appel.

M. Wright, que les autorités décrivent comme le chef du groupe, a été condamné à 11 ans et demi de prison. Il s'est excusé à sa famille et à la communauté, ajoutant qu'il était toxicomane et avait besoin d'aide et non d'être incarcéré.

Baxter a obtenu presque 10 ans de prison et Stevens, huit ans.

Le juge David Dowd avait statué la semaine dernière qu'ils devraient être traités en terroristes, ce qui les rendait susceptibles de peines plus sévères.

Un quatrième accusé connaîtra sa sentence mercredi et un cinquième subit une évaluation psychiatrique.

Stevens, Baxter et Wright ont plaidé coupable à avoir comploté pour se servir d'une arme de destruction massive, à avoir essayer de se servir d'une arme de destruction massive en connaissance de cause et à avoir tenté de causer des dommages à la propriété avec des explosifs.

La semaine dernière, le juge Dowd a appuyé une demande du gouvernement à considérer des sentences plus strictes sur la base du fait qu'ils essaient d'intimider le gouvernement avec des actions terroristes. Ceci a fait passer leurs sentences possibles de cinq à six ans à 15 ou 30 ans ou plus.

Les hommes ont été arrêtés par le FBI. Ils avaient pour cible un pont qui surplombait un parc national entre les villes de Cuyahoga et d'Akron.

Le FBI a indiqué que le public n'avait jamais été en danger et que la bombe en question était une fausse bombe fournie par un informateur.

La défense a dit que les hommes avaient été piégés et guidés par l'informateur. Elle a argumenté que le plan était davantage du vandalisme que du terrorisme et a demandé des sentences d'environ cinq ans.

Le gouvernement soutient que le plan des accusés visait à envoyer un message à la population, au monde des affaires, au système financier et à tous les niveaux de gouvernement.