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19/11/2012 07:52 EST | Actualisé 19/01/2013 05:12 EST

Un élu local kurde tué par des rebelles, l'armée perd une base dans le nord (ONG)

Un élu local kurde a été tué lundi lors de violents combats qui oppose rebelles et forces kurdes dans la ville de Ras al-Aïn, à majorité kurde, dans le nord-est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Le chef de l'adminitration locale kurde Abed Khalil a été tué par un franc-tireur qui se trouvait dans les positions rebelles", a affirmé à l'AFP le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

Ces responsables locaux ont été élus par la population après le départ des autorités gouvernementales des régions à majorité kurde.

Les accrochages ont suivi une manifestation kurde demandant aux rebelles non-originaires de la ville de partir. Ces derniers ont refusé et ont attaqué des combattants kurdes présents à un barrage. les affrontements ont fait neuf blessés de part et d'autre, selon l'OSDH.

Les combattants kurdes appartiennent au Comité de protection du peuple kurde (YPG), bras armé du Parti de l'Union démocratique kurde (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (rebelles kurdes en Turquie). Ils sont accusés par les rebelles de faire le jeu du régime.

Par ailleurs, le sous-prefet du district de Nabak, au nord de Damas, a été abattu lundi dans la ville du même nom, selon l'OSDH. Le général Abdallah Darawi, qui administrait cette région de 100.000 habitants, a été tué par des rebelles ainsi que quatre policiers qui l'accompagnaient. Ce district est contrôlé par l'armée mais les accrochages sont nombreux avec l'Armée syrienne libre (ASL).

Dans la région d'Alep, selon une source militaire, la base 46 est totalement tombée aux mains des rebelles dimanche soir. "L'attaque a été d'une très grande ampleur. Ils ont utilisé des chars et tiré des mortiers et des missiles ce qui a obligé l'armée à se retirer progressivement", a indiqué cette source militaire.

Le camp qui s'étend sur 12 km2 est situé à l'ouest d'Alep.

La source a précisé que "les soldats ont d'abord combattu dans les maisons près de la base mais quand ils ont vu l'importance de l'offensive ils se sont divisés en plusieurs groupes pour gagner Alep ou rejoindre la base la plus proche". "Il y a eu des blessés parmi les soldats et d'autres ont été capturés", a-t-elle dit à l'AFP.

"C'est à partir de cette base que les forces du régime bombardaient la région environnante", a précisé l'OSDH. Ce camp était assiégé depuis deux mois et l'aviation le bombardait pour empêcher son utilisation par les rebelles.

Des bombardements ont visé en outre la capitale et sa banlieue à l'aube, ont indiqué les comités de coordination (LCC) qui ont font état de tirs à l'artillerie contre la localité d'al-Jissrein et Saqba.

Des violents échanges de tirs ont également été entendus dans la nuit place des Abbassides en plein coeur de Damas alors que le camp de réfugiés palestiniens Yarmouk, dans le sud, a été la cible de bombardements, selon les LCC, qui animent la contestation sur le terrain.

Dans la région côtière de Lattaquié (ouest), des combats se sont concentrés autour d'un poste frontière avec la Turquie, dans le village de Kassab que les rebelles veulent reprendre aux forces régulières, a indiqué l'OSDH, une organisation basée au Royaume-Uni et qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales dans les hôpitaux civils et militaires.

am-sk/hj