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19/11/2012 10:16 EST | Actualisé 19/01/2013 05:12 EST

Réchauffement de la planète : la Banque mondiale tire la sonnette d'alarme

La Banque mondiale craint une hausse de 4 degrés Celsius de la température de la planète d'ici 2060. La Banque mondiale s'inquiète du « cataclysme » qui frapperait les pays pauvres dans un tel contexte, selon un rapport publié dimanche à Washington.

« Un monde à +4°C [...] déclencherait une cascade de changements cataclysmiques, dont des vagues de chaleur extrême, une chute des stocks alimentaires et une montée du niveau de la mer frappant des centaines de millions de personnes », résume la Banque mondiale.

« Ce monde serait tellement différent de celui dans lequel nous vivons qu'il est difficile de le décrire », prévient le président de l'institution, Jim Yong Kim, dans le préambule du rapport. Il ajoute que des « décennies de développement » pourraient être réduites à néant.

« Les plus pauvres et les plus vulnérables seront les plus durement touchés », assure le président de la Banque mondiale, même si aucune région ne serait épargnée. L'institution prédit une aggravation des « pénuries d'eau » en Afrique de l'Est, au Moyen-Orient ou en Asie du Sud et un « important rebond » de la mortalité infantile en Afrique subsaharienne.

La Banque mondiale illustre son propos avec les sécheresses qui ont frappé les États-Unis et l'Europe de l'Est l'été dernier. Sans compter que l'Occident serait confronté à l'afflux des réfugiés fuyant les conséquences des bouleversements climatiques.

La Banque mondiale ajoute qu'il n'y a « aucune certitude » voulant que la planète puisse s'adapter à un tel changement climatique.Malgré tous ces constats, la Banque mondiale n'avance aucune solution miracle. La volonté de la communauté internationale a faibli depuis le fiasco du sommet de Copenhague en 2009 et sous les effets de la crise économique.

La Banque mondiale s'en tient à un message : la lutte contre le réchauffement de la planète n'est pas l'ennemie de la croissance. « Le secteur privé doit comprendre que l'adaptation au réchauffement climatique constitue une opportunité économique », assure Jim Yong Kim.