NOUVELLES
19/11/2012 11:34 EST | Actualisé 19/01/2013 05:12 EST

Québec: l'économie dépend des consommateurs, prévient le Conference Board

MONTRÉAL - Après deux années de croissance au ralenti, les perspectives économiques du Québec pour 2013 reposent largement sur les consommateurs et leur volonté ou non de desserrer les cordons de leur bourse, a prévenu lundi Le Conference Board du Canada dans sa Note de conjoncture provinciale de l'automne 2012.

L'organisme explique que les conditions économiques ont été difficiles au cours de la dernière année. À un marché de l'emploi au ralenti se sont ajoutées des augmentations de taxes et d'autres mesures budgétaires qui ont, très tôt en 2012, refroidi les ardeurs des consommateurs. Le Conference Board s'attend à ce que l'économie du Québec progresse au rythme de 0,9 pour cent en 2012, un des taux de croissance les plus faibles au Canada cette année.

Toutefois, si l'augmentation des dépenses de consommation et l'accélération si attendue des exportations se concrétisent comme prévu, l'économie du Québec reprendra un peu du poil de la bête en 2013 et 2014. Cela dit, avec des gains de 1,6 pour cent en 2013 et de 2,1 pour cent en 2014, la croissance du PIB réel restera bien inférieure à la moyenne nationale, ajoute l'organisme de recherche.

En 2013, une croissance de l'emploi qui devrait atteindre 1,2 pour cent favorisera une augmentation plus forte qu'en 2012 du revenu disponible réel. On peut donc espérer que, jouissant d'une meilleure marge de manœuvre, les consommateurs seront tentés d'accroître leurs dépenses. Par contre, ces dépenses continueront, dans une forte proportion, d'être encouragées par les faibles taux de financement du crédit.

En 2013, alors qu'on prévoit un redémarrage de l'économie mondiale, les ventes québécoises de métaux primaires, de produits de l'aérospatiale et d'autres marchandises sur les marchés étrangers devraient se redresser après le recul de cette année. En revanche, l'investissement dans la province devrait fléchir quelque peu, en raison des ralentissements qui s'annoncent dans les dépenses publiques et la construction résidentielle.