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19/11/2012 09:20 EST | Actualisé 19/01/2013 05:12 EST

Possible retrait du hockey féminin aux Olympiques : des entraîneuses québécoises à la rescousse

L'ex-hockeyeuse France St-Louis prend très au sérieux les menaces du Comité international olympique de retirer le hockey féminin des Jeux olympiques si le nombre de pays participants n'augmente pas.

« Ça a réveillé les gens autour. On s'est dit qu'il fallait aider. Les trois grandes puissances (Canada, États-Unis et Finlande) doivent faire connaître leur expertise », souligne-t-elle.

Avec d'autres anciennes vedettes de ce sport, elle fait partie d'un programme de mentorat visant à développer le hockey féminin dans plusieurs pays, dont la France.

Depuis deux ans, France St-Louis est jumelée à l'équipe française avec Danielle Sauvageau et Gina Kingsbury, d'autres ex-membres de l'équipe nationale canadienne de hockey féminin. « J'ai eu la chance d'aller en France cet été pour participer à un camp. Mes filles ont fait la première qualification et elles ont fini premières du tournoi. Elles vont au Championnat du monde au mois de janvier », dit-elle fièrement.

Chaque jour, elle communique par Skype ou par courriel avec les entraîneurs français. Elle note une progression importante chez les joueuses.

Les Françaises adorent le hockey. Leur calibre est surprenant. Ce qui leur manque, c'est de la profondeur. « Au Québec, l'équipe des moins de 18 ans aligne quatre trios de force égale. Avec l'équipe française, nous avons peut-être deux bons trios. Elles jouent avec passion, elles mangent ce qu'on leur dit. Elles sont toujours prêtes à travailler très fort », précise-t-elle.

France St-Louis a joué au hockey pendant 25 ans. Aujourd'hui, elle enseigne l'éducation physique au Cégep du Vieux-Montréal. Elle est entraîneuse adjointe de l'équipe de hockey des Carabins de l'Université de Montréal et elle possède toujours ses écoles de hockey. Elle a été membre de l'équipe canadienne de hockey de 1990 à 1999.