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19/11/2012 08:42 EST | Actualisé 19/01/2013 05:12 EST

Nouvelle manifestation contre la hausse des prix de l'énergie à Amman

Plusieurs centaines de membres de syndicats professionnels ont manifesté lundi près des bureaux du Premier ministre jordanien à Amman pour protester contre la hausse des prix de l'énergie, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Un cortège d'environ 500 personnes est parti du siège des syndicats, dans l'ouest d'Amman, et a parcouru 2 km jusqu'aux bureaux du chef du gouvernement Abdallah Nsour où des slogans hostiles à la hausse de prix ont été scandés.

"Celui qui augmente les prix du carburant veut que le pays brûle" ou "Faites attention à la colère du peuple", ont notamment crié les manifestants.

Certains participants se sont dissociés de la marche lorsque des slogans comme "le peuple veut la chute du régime" ont été lancés.

Les syndicats avaient organisé une grève partielle dimanche pour protester contre la hausse des prix du carburant et du gaz, au surlendemain de manifestations au cours desquelles des appels au départ du roi Abdallah II ont été lancés.

Mais le syndicat des enseignants a annoncé lundi "la suspension jusqu'à nouvel ordre" de sa grève, débutée mercredi, et leur "retour dans toutes les écoles du royaume, à partir de demain (mardi)", selon l'agence de presse officielle Petra.

Des milliers de Jordaniens étaient descendus vendredi dans les rues pour protester contre la hausse des prix et, pour certains, réclamer le départ du roi, une revendication inédite dans le royaume.

Dans la foulée du Printemps arabe, la Jordanie est secouée depuis janvier 2011 par des manifestations, petites mais régulières, appelant à des réformes politiques et économiques, mais c'était la première fois que des slogans visaient directement le roi.

Le gouvernement a décidé mardi d'augmenter le prix du gaz domestique de 53% et celui de l'essence de 12%, afin de faire face à un déficit budgétaire de 5 milliards de dollars.

La mesure a provoqué des manifestations qui ont dégénéré de mardi soir à jeudi en violences ayant fait, selon la police, un mort et 71 blessés, dont 54 policiers. Près de 158 personnes ont été arrêtées: 30 d'entre elles ont été remises en liberté vendredi et 20 autres dimanche.

Le procureur général de la Cour de sûreté de l'Etat (tribunal militaire) a engagé jusqu'ici des poursuites contre "101 personnes arrêtées en marge des manifestations" pour "incitation aux troubles, vandalisme et attroupement illégal", a-t-on appris lundi auprès d'une source judiciaire.

"Parmi elles, figurent 9 mineurs, uniquement accusés de vandalisme et d'attroupement illégal, qui ont été libérés lundi soir en échange d'une caution garantissant leur présence aux audiences du procès", a ajouté cette source.

Le montant des dégradations sur des biens publics dans les différentes municipalités du royaume est évalué à 700.000 dinars (environ un million de dollars), selon des organismes gouvernementaux.

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