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19/11/2012 03:59 EST | Actualisé 18/01/2013 05:12 EST

Nouveaux affrontements dans l'est de la République démocratique du Congo

Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont ouvert le feu lundi dans un village situé à trois kilomètres de Goma, après avoir annoncé quelques heures plus tôt le retrait de leurs positions près de la capitale du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Plus tôt dans la journée, le M23 avait présenté sa liste de requêtes au gouvernement congolais pour permettre l'ouverture de négociations. Mais le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a écarté l'idée d'engager des négociations, affirmant que le gouvernement ne se plierait pas au « chantage d'un groupe soutenu par le Rwanda ».

Le gouvernement congolais et les Nations unies accusent le Rwanda, qui partage une frontière avec le Nord-Kivu, de soutenir les rebelles du M23 en leur apportant une aide militaire, ce que Kigali dément.

Le porte-parole du M23, Vianney Kazarama, a accusé l'armée congolaise d'avoir relancé les hostilités. « L'armée nous a provoqués. Ils ont tiré sur nos hommes. Et nous avons le droit de nous défendre. Nous allons nous battre jusqu'à la fin. Nous allons prendre Goma ce soir », a-t-il affirmé.

Les combats ont repris lundi en début d'après-midi, ce qui a provoqué la fuite de civils, dont de nombreux enfants.

Plus tôt dans la journée, le porte-parole du M23 avait déclaré avoir ordonné à ses hommes de se replier vers Kibumba, un village situé à 30 kilomètres au nord de Goma. Parmi les demandes du M23 figurent la démilitarisation immédiate de la ville et de l'aéroport ainsi que l'ouverture de la frontière avec l'Ouganda, dans la ville de Bunagana, d'ici 48 heures.

Les rebelles exigent par ailleurs que le gouvernement congolais fasse une déclaration sur les chaînes publiques de télévision et de radio dans les 24 prochaines heures, annonçant le début de négociations avec le M23.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à un arrêt immédiat des violences dans la région après une réunion d'urgence samedi, annonçant qu'il pourrait adopter de nouvelles sanctions contre les rebelles du M23.

La situation est devenue tendue dans l'est du Congo avec l'apparition en mars du M23, qui regroupe d'anciens membres de l'armée congolaise et que le gouvernement congolais soupçonne d'être soutenu par le Rwanda. Les affrontements ont repris la semaine dernière après deux mois de cessez-le-feu.


Associated Press