NOUVELLES
19/11/2012 12:57 EST | Actualisé 19/01/2013 05:12 EST

Liberté de la presse: un Ouzbek et un Tibétain récompensés par le CPJ

Un défenseur des droits de l'homme de la minorité ouzbek du Kirghizstan emprisonné à vie et un réalisateur tibétain également en prison, font partie des quatre journalistes récompensés cette année par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), a annoncé lundi l'organisation américaine.

La remise des "Prix internationaux de la liberté de la presse", prévue mardi à New York, récompensera "la ténacité et le courage" de Dhondup Wangchen (Filming for Tibet, Chine), Azimjon Askarov (Ferghana News et Golos Svobody, Kirghizstan), mais aussi de Marui König (Gazeta de Povo, Brésil) et de Mae Azango (FrontPage Africa et New Narratives, Liberia), a précisé le CPJ.

Les quatre lauréats 2012 ont "subi de dures représailles pour leur travail, des agressions, des menaces et des tortures" a souligné le directeur exécutif du CPJ Joel Simon. "Ils ont payé au prix fort leur engagement constant en faveur de la vérité et sont une inspiration pour nous tous", a-t-il ajouté.

Azimjon Askarov (Kirghizstan), directeur d'une ONG de défense des droits de l'homme dénonçant les abus et la corruption, a été condamné à la prison à vie en septembre 2010, accusé d'avoir orchestré des violences ethniques qui avaient fait trois mois plus tôt des centaines de morts dans le sud de ce pays d'Asie centrale. Mais selon le CPJ, rien n'a jamais étayé ces accusations.

Dhondup Wangchen (Tibet) a lui été condamné en à six ans de prison en décembre 2009 pour un documentaire sur la vie au Tibet avant les jeux Olympiques de Pékin en 2008, "Leaving fear behind" ("La peur laissée derrière").

Mauri König (Brésil) a passé 22 ans de sa vie à dénoncer les violations des droits de l'homme et la corruption. Il avait notamment été sauvagement battu et laissé pour mort alors qu'il enquêtait en 2000 et 2001 sur l'enlèvement et le recrutement d'enfants brésiliens pour les militaires au Paraguay.

Mae Azango, une des rares femmes reporters au Liberia, a beaucoup écrit ces dix dernières années sur la situation des filles et femmes dans son pays. Après avoir dénoncé en 2012 les mutilations génitales des femmes, elle a dû se cacher pendant de longues semaines avec sa fille.

bd/mdm

PLUS:afp