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19/11/2012 11:08 EST | Actualisé 19/01/2013 05:12 EST

Le chef du Hamas n'écarte pas une trêve mais veut la levée du blocus de Gaza

Le chef du mouvement palestinien Hamas, Khaled Mechaal, n'a pas écarté lundi une trêve avec Israël dans le conflit de Gaza, mais a insisté sur une levée du blocus de l'enclave.

"Nous ne sommes pas contre un apaisement, mais nous tenons à nos demandes, la fin de la brutalité, la fin de de l'agression et la levée du blocus", a dit M. Mechaal lors d'une conférence de presse au Caire, où il se trouve pour des discussions avec les autorités égyptiennes, engagées dans des efforts de médiation.

"Nous sommes pour un cessez-le-feu, mais Israël doit cesser son agression" contre le territoire dirigé par le Hamas, a-t-il ajouté.

Il a également déclaré que le cessez-le-feu était une demande de l'Etat hébreu: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu "a appelé les Etats-Unis, l'Europe et l'Egypte pour demander une trêve".

M. Mechaal a aussi assuré que le Hamas n'accepterait pas de conditions préalables de la part des Israéliens pour un cessez-le-feu "parce que ce sont eux qui ont déclenché l'agression".

Un responsable égyptien s'exprimant peu avant M. Mechaal s'est quant à lui montré optimiste sur les chances de parvenir rapidement à un arrêt des combats. "Nous avons reçu des signaux encourageants quant à un arrêt des combats et du bain de sang", a déclaré cet officiel sous couvert de l'anonymat.

Ces "signaux indiquent qu'il pourrait y avoir d'ici la fin de la journée une indication sur une cessation des hostilités", a-t-il ajouté devant des journalistes.

"Les deux parties disent qu'un cessez-le-feu est important et qu'il devrait s'accompagner de garanties, mais ces garanties sont différentes", a-t-il précisé.

Il a également pris fermement position pour une levée par Israël du blocus du territoire palestinien, laissant entendre que Le Caire pourrait en cas d'échec des négociations assouplir les conditions de passage à sa frontière avec la bande de Gaza.

"Si la situation actuelle continue, nous ne pourrons pas participer au crime qui consiste à assiéger 1,7 million de personnes. Les gens ont le droit à vivre comme des êtres humains", a-t-il dit.

Il a également souligné que l'Egypte du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans et élu en juin, ne pouvait plus avoir dans ce dossier la même position conciliante à l'égard d'Israël que celle qui prévalait sous Hosni Moubarak, renversé début 2011.

"Nous avons aujourd'hui un gouvernement démocratique. Nous sommes responsables devant le peuple qui nous a élus", a-t-il souligné.

Le bilan des violences s'élevait lundi à 102 morts depuis le début mercredi de l'offensive israélienne contre les groupes armés de la bande de Gaza.

se-cr/cco

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