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19/11/2012 08:29 EST | Actualisé 19/01/2013 05:12 EST

La Turquie demandera la protection de l'OTAN

La Turquie demandera aujourd'hui à l'OTAN de déployer des missiles Patriot à sa frontière avec la Syrie, selon le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maiziere. Ankara souhaite renforcer la sécurité le long des 900 km de frontières communes entre les deux pays.

« Je m'attends à ce que le gouvernement turc dépose aujourd'hui à l'OTAN une requête pour le déploiement de missiles Patriot à la frontière turque », a déclaré M. Maiziere à Bruxelles. L'Allemagne entend « évaluer » la requête turque de manière « ouverte et solidaire », a ajouté le ministre de la Défense.

De son côté, l'OTAN s'attend à une telle demande et elle entend lui accorder la priorité, selon le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen. « La situation le long de la frontière entre la Syrie et la Turquie est un sujet de grande inquiétude. Nous avons tous les plans nécessaires pour défendre la Turquie si nécessaire, et ces plans seront ajustés si nécessaire afin d'assurer une défense et une protection efficaces de la Turquie », a poursuivi le secrétaire général de l'Alliance atlantique.

L'OTAN a déjà signifié à la Turquie qu'elle était prête à lui porter assistance dans l'éventualité où le conflit syrien se rapprocherait de ses frontières.

L'Allemagne et les Pays-Bas sont les deux principaux pays européens de l'OTAN à disposer de missiles de défense antiaérienne Patriot. De tels missiles avaient été déployés en Turquie en 1991, pendant la guerre du Golfe, et en 2003 lors de la guerre contre l'Irak.

La démarche turque survient pendant que les combats se poursuivent du côté syrien de la frontière. Les rebelles ont pris une importante base d'artillerie dans le nord de la Syrie alors que l'armée bombardait les quartiers sud de la capitale Damas.

La base d'artillerie est tombée aux mains des rebelles au cours d'une offensive d'une grande ampleur, selon une source militaire. « Ils ont utilisé des chars et tiré des mortiers et des missiles ce qui a obligé l'armée à se retirer progressivement », a indiqué cette source militaire.