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18/11/2012 01:37 EST | Actualisé 17/01/2013 05:12 EST

Vendée Globe - Le Cléac'h toujours leader, devant Gabart et Dick

Pas de changement lundi matin en tête du Vendée Globe, avec toujours les Français Armel Le Cléac'h, François Gabart et Jean-Pierre Dick aux trois premières places, les leaders approchant le redoutable Pot au Noir et ses pièges météo.

La plus belle remontée des dernières heures est à mettre au compte de Dick, qui naviguait quatre noeuds plus vite que Le Cleac'h lundi matin (17 contre 14).

Un autre Français, Jérémie Beyou, arrivé à l'abri de l'île capverdienne de Santo Antao, prendra sans doute dans la journée une décision sur la poursuite ou non de la course autour du monde en solitaire et sans escale après avoir consulté son équipe sur l'avarie de quille signalée pendant le week-end.

À 450 milles (environ 820 km) de l'Equateur et à la porte de la zone de convergence intertropicale, plus connue sous le nom de Pot au Noir, les premiers voiliers devraient commencer à ralentir. Quelques options pourraient se dessiner pour traverser au plus vite cette zone redoutée pour sa météo imprévisible (calmes, coups de vent brutaux).

Le Britannique Alex Thomson a pour sa part consacré une partie du week-end à la réparation de la barre de liaison reliant les deux safrans de son bateau, endommagée par la rupture d'un hydrogénérateur (petite hélice située à l'arrière et permettant de faire de l'électricité).

L'incident s'est produit samedi matin alors que son monocoque avançait à une vingtaine de noeuds. Le bateau est devenu totalement incontrôlable et Thomson a dû l'immobiliser pendant une heure pour rendre le safran tribord (droit) à nouveau opérationnel et repartir.

"Cette barre est un tube en carbone assez fin, qui fait trois mètres de long et qui est cassée à deux endroits différents, a-t-il expliqué lundi matin. Malheureusement, il n'y en a pas de rechange à bord. Pour la réparation, j'ai pris des bandes de carbone et je les ai utilisées comme des attelles au niveau des fissures."

"Il a d'abord fallu couper ces bandes avec une meule et une lame spéciale que j'avais à bord, a-t-il poursuivi. Ce n'était pas une partie de plaisir car tout a immédiatement été couvert de poudre de carbone (...). La réparation n'est pas très jolie à voir, mais au moins, ça fonctionne. Tout ça représente quand même sept heures de travail et pas mal de rangements ensuite!"

Seize monocoques Imoca de 60 pieds (18,28 m) restaient en course lundi matin après les abandons de Marc Guillemot (Safran), Kito de Pavant (Groupe Bel), Louis Burton (Bureau Vallée) et Samantha Davies (Savéol).

heg/sk