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18/11/2012 05:12 EST | Actualisé 18/01/2013 05:12 EST

Une attaque d'Israël fait 11 morts à Gaza, dont des enfants

GAZA, Territoire palestinien - Un missile israélien a frappé une maison de deux étages dans un quartier résidentiel de Gaza dimanche, tuant au moins 11 civils, dont quatre jeunes enfants et une femme de 81 ans, dans l'attaque la plus meurtrière depuis le début de l'offensive israélienne contre les militants islamiques.

Une scène semblable s'est déroulée ailleurs à Gaza tard dimanche soir lorsqu'un bombardement aérien a rasé deux maisons appartenant à une seule famille, tuant deux enfants et deux adultes, et blessant 42 autres personnes, selon Ashraf al-Kidra, un représentant des autorités médicales de la ville.

Des secouristes recherchaient frénétiquement 12 des 15 membres de la famille Azzam sous les décombres.

Alors que les frappes aériennes d'Israël tentaient de mettre un terme aux tirs de roquettes palestiniens en direction de l'État hébreu, ses bateaux utilisaient des mitraillettes et des obus pour détruire les installations des militants le long de la côte de Gaza.

Les incidents sanglants de dimanche se traduiront probablement par une hausse de la pression exercée sur Israël pour que ce dernier cesse ses attaques au moment même où il promet d'intensifier son offensive en ciblant les résidences de militants recherchés.

Le nombre élevé de civils tués lors de l'assaut mené il y a quatre ans par l'État hébreu contre la Palestine lui avait valu de vives critiques.

Au total, 81 Palestiniens, dont au moins la moitié étaient des civils, ont été tués et 720 autres blessés pendant les cinq jours de l'offensive. Les tirs de roquettes palestiniens ont également fait trois morts et des dizaines de blessés en Israël.

Le président américain Barack Obama a déclaré qu'il communiquait avec des représentants de toute la région dans le but de mettre fin aux combats et a prévenu qu'il y avait un risque qu'Israël passe des frappes aériennes à une attaque terrestre.

De son côté, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exhorté les deux camps à décréter immédiatement un cessez-le-feu. Il a ajouté qu'il allait se rendre sur place pour plaider personnellement en faveur de la paix, mais n'a donné aucune date précise.

Sur le terrain, l'intensité des affrontements ne semblait toutefois pas diminuer, Israël ayant même annoncé qu'il élargissait son offensive pour cibler les commandants militaires du Hamas.

L'armée israélienne a effectué des dizaines de frappes dimanche et la marine a bombardé des cibles sur la côte méditerranéenne de Gaza.

Les bombardements israéliens ont également atteint un bâtiment abritant des médias à Gaza, blessant six journalistes.

Les militants palestiniens ont pour leur part continué leurs tirs de roquettes vers Israël, tirant à plus de 100 reprises dans la journée de dimanche, ce qui a mené au déclenchement des sirènes de raids aériens dans le sud de l'État hébreu.

Quelque 40 roquettes, dont deux qui visaient Tel-Aviv, ont été interceptées par le système de défense israélien, le «Dôme de fer», financé par les États-Unis. Au moins 10 Israéliens ont été blessés par des éclats d'obus.

La décision d'Israël de concentrer ses attaques sur Gaza marque une nouvelle étape dans son opération étant donné le risque de faire des victimes civiles inhérent au choix de bombarder le territoire densément peuplé qui compte 1,6 millions d'habitants.

Israël a lancé l'offensive mercredi en soutenant que son objectif était de mettre fin à des mois de tirs de roquettes en provenance de Gaza.

Un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a déclaré que le peuple israélien paierait pour la mort des civils palestiniens.

Israël a tenté de faire porter le blâme aux militants du Hamas, affirmant qu'ils faisaient exprès de mener leurs activités dans des endroits ayant une importante population civile. L'armée israélienne a diffusé des vidéos qui, selon elle, montrent des activistes en train d'envoyer des roquettes depuis des mosquées, des écoles et des édifices publics.