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18/11/2012 08:34 EST | Actualisé 18/01/2013 05:12 EST

Israël exige la fin des tirs de Gaza avant d'envisager une trêve

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a déclaré dimanche qu'Israël était prêt à envisager une trêve à condition que tous les groupes armés palestiniens de Gaza stoppent leurs tirs.

"Notre seule condition pour une trêve, c'est que tous les groupes terroristes opérant à Gaza cessent complètement le feu", a affirmé M. Lieberman avant de s'entretenir avec son homologue français Laurent Fabius en visite à Jérusalem.

"Quand ils auront stoppé les tirs, nous serons prêts à envisager les propositions (de trêve) du ministre français des Affaires étrangères et de ses amis", a-t-il ajouté dans des propos diffusés par la radio publique israélienne.

"La guerre doit être évitée, et peut être évitée. Le président de la République française François Hollande m'a demandé de venir parce que nous sommes dans une situation d'urgence", a de son côté déclaré M. Fabius aux journalistes qui l'accompagnent en Israël et dans les Territoires palestiniens.

"La solution est un cessez-le-feu (...) Nous sommes ici, nous qui parlons aux uns et aux autres. Nous voulons aider à trouver les termes d'un cessez-le-feu (...) Nous insistons sur l'urgence et la nécessité de trouver un cessez-le-feu", a insisté le chef de la diplomatie française.

La visite de M. Fabius survient au cinquième jour de l'opération israélienne "Pilier de défense" contre les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza, que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est dit dimanche prêt à "étendre significativement".

Le président israélien Shimon Peres s'est pour sa part félicité dimanche du "comportement responsable" de son homologue égyptien Mohammed Morsi, dans une interview à la deuxième chaîne de la télévision israélienne.

"Je suis heureux de constater qu'il se comporte de façon responsable et oeuvre à un cessez-le-feu" a déclaré M. Peres.

Samedi, M. Morsi avait déclaré qu'il y avait "quelques indications sur la possibilité d'un cessez-le-feu bientôt", faisant état de contacts "énergiques" avec les Palestiniens et Israël, ajoutant qu'il n'y avait pas encore de "garanties".

Relativisant ces efforts égyptiens, un haut responsable gouvernemental israélien a souligné à l'AFP sous condition d'anonymat que "le problème, c'est qu'il n'y a plus de contact direct avec les Egyptiens, car M. Morsi ne daigne pas nous parler".

"Au niveau technique, on se parle entre services (israéliens et égyptiens), mais au niveau politique quand il y a quelque chose à nous dire, il (Morsi) passe par (le président américain) Barack Obama", a ajouté ce haut responsable.

"Nous ne sommes pas au courant de ce qui se passe au Caire, et j'ignore si M. Fabius a déjà tenté de s'incruster dans les rouages de ce dispositif, et ce que peuvent faire les Français dans ce puzzle", a-t-il encore dit.

Selon des responsables égyptiens, un émissaire israélien est arrivé dimanche au Caire, qui négocie une trêve dans le conflit entre l'Etat hébreu et les groupes armés de la bande de Gaza, au cinquième jour de l'offensive israélienne sur le territoire palestinien.

Le responsable israélien est arrivé à bord d'un petit avion à 13H00 (11H00 GMT) et a été tout de suite escorté par des membres des services de renseignements égyptiens, ont indiqué les mêmes sources.

Selon des responsables du mouvement palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, les discussions sont intenses et portent surtout sur des garanties aux conditions d'un cessez-le-feu.

Au moins 55 Palestiniens et trois Israéliens ont été tués depuis le début de l'offensive israélienne mercredi déclenchée par l'assassinat d'un commandant militaire du Hamas à Gaza.

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