NOUVELLES
18/11/2012 04:29 EST | Actualisé 18/01/2013 05:12 EST

Dopage - L'AMA déplore qu'aucune enquête ne soit menée au Kenya

Le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) John Fahey a déploré dimanche qu'aucune enquête n'ait été ouverte au Kenya après les déclarations d'un athlète contrôlé positif, selon lequel des produits dopants y circulaient dans les centres d'entraînement.

Non seulement il y a eu un reportage de la chaîne allemande ARD au printemps sur ce sujet, mais "un des athlètes qui a été pris a reconnu s'être dopé et a affirmé que des produits dopants étaient facilement disponibles et que de nombreux athlètes y avaient recours", a expliqué à l'AFP John Fahey, en marge de la réunion du conseil de fondation de l'AMA à Montréal.

"Nous avions demandé aux autorités kényanes d'enquêter sur cela de manière indépendante. Nous avons dit au Comité national olympique et à la fédération nationale d'athlétisme qu'ils devaient mettre en place une enquête indépendante pour voir si c'était vrai", a souligné l'ancien ministre australien, qui s'est rendu au Kenya.

"Rien ne s'est passé. Ils n'ont rien fait. J'ai demandé au ministre quand j'étais là-bas. J'ai parlé au président du Comité olympique. Ils m'ont dit qu'ils regarderaient cela. On a tourné en rond. J'ai écrit depuis et je n'ai eu aucune réponse de leur part", a-t-il ajouté.

Le patron de l'AMA s'interroge d'autant plus que "beaucoup d'athlètes vont au Kenya s'entraîner en altitude" et que "le pays a enlevé 11 médailles olympiques à Londres, ce qui montre sa force en athlétisme."

Pour John Fahey, le prochain code mondial antidopage, qui doit entrer en vigueur en 2015, permettra de mettre fin à ce genre de situation en donnant à l'AMA un pouvoir d'enquête: "Si nous avions des pouvoirs pour enquêter, j'aurais pu dire +si vous ne mettez pas en place cette enquête, on le fera+".

jlr-stp/gv