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18/11/2012 07:10 EST | Actualisé 18/01/2013 05:12 EST

Anthony Calvillo va attendre encore un peu avant de réfléchir à son avenir

MONTRÉAL - Comme c'est le cas depuis quelques années maintenant, la question de la retraite — imminente ou pas — d'Anthony Calvillo fait surface dès que la saison des Alouettes de Montréal se termine. Ç'a encore été le cas, dimanche, à la suite de la défaite de 27-20 des Oiseaux face aux Argonauts de Toronto en finale de l'Est.

Mais Calvillo n'avait pas grand-chose à offrir comme commentaire à ce chapitre. Comme il l'avait expliqué plus tôt cette semaine, le vétéran quart des Alouettes a consciemment choisi, cette année, de chasser toutes les pensées concernant son avenir au-delà du match suivant.

«Je ne sais pas, a répondu Calvillo quand on lui a demandé, quelques minutes après le match de dimanche, quelle était la prochaine étape pour lui. Je vais m'asseoir et réfléchir à ce qui s'est passé et on verra.»

Calvillo n'avait même pas d'idée à quel moment il prévoyait amorcer sa réflexion.

«Je n'ai eu aucune pensée en ce sens jusqu'à maintenant, a-t-il dit. Ça ne m'a même pas traversé l'esprit. On vient de quitter le terrain. Cette année, je ne voulais pas penser du tout à ce que j'allais faire une fois la saison complétée, et maintenant que c'est fini, c'est la dernière de mes préoccupations. Je me sens mal pour les gars dans ce vestiaire. Nous avons travaillé très fort pour nous rendre jusqu'ici et avons laissé cette occasion nous filer entre les doigts.»

La défaite était effectivement amère dans la bouche des Alouettes. Plusieurs joueurs avaient les larmes aux yeux dans le vestiaire, après la rencontre.

«Nous avons tout tenté pour l'emporter, mais nous avons été battus de justesse dans les trois phases du jeu, d'une manière ou d'une autre», a résumé l'entraîneur-chef Marc Trestman.

«Les Argonauts nous ont contrôlés, mais je mentirais si je disais que je crois que leur ligne défensive a contrôlé notre ligne à l'attaque, a affirmé le centre des Alouettes Luc Brodeur-Jourdain. Je suis fier de ce qu'on a réalisé aujourd'hui, on a égalé leur niveau de performance au chapitre de la robustesse.

«Offensivement, on a eu une bonne production au premier quart, mais par la suite, il y a eu un paquet de séries sans production offensive. On n'a pas été capable de protéger le ballon, ce qui leur a permis de mettre leurs deux joueurs plus menaçants (Ricky Ray et Chad Owens) sur le terrain.»

Après avoir vu leur avance de 17-10 se transformer en déficit de 27-20 quand Chad Owens s'est mis à galoper un peu partout sur le terrain, les Alouettes se sont présentés plusieurs fois dans la zone payante, sans toutefois réussir à en profiter. Marcus Ball a réussi sa deuxième interception, Éric Deslauriers s'est fait arracher le ballon des mains immédiatement après un attrapé et Brian Bratton a mal paru quand un ballon lancé par Calvillo a rebondi sur sa poitrine puis est tombé au sol.

«C'est un jeu que nous avons tenté par le passé et qui avait fonctionné, a commenté Bratton. J'ai vu le ballon qu'AC a lancé et mon couvreur a surgi devant moi. Il m'a bloqué la vue, et je crois qu'il a effleuré le ballon un peu, et ç'a changé la trajectoire. Au lieu d'aller là où j'avais placé mes mains, le ballon est allé de l'autre côté. Je ne suis jamais venu près de l'attraper.»

Les partisans des Alouettes ont dû parler en long et en large de ce ballon raté par Bratton en fin de match, mais dans le vestiaire du club montréalais, personne ne pointait du doigt un coéquipier en particulier.

«Je ne sais pas si le ballon a été dévié, a dit Calvillo en parlant du jeu impliquant Bratton. Mais il y a eu plusieurs occasions que nous avons ratées. Il y a plusieurs choses qui me défilent dans la tête, en ce moment, quand je songe aux différents jeux qui auraient pu faire la différence. Il faut vivre avec ça.»

«Brian Bratton, sérieusement, ça ne m'a pas affecté deux secondes ce qui est arrivé, a lancé Brodeur-Jourdain. C'est sûr que c'était le dernier jeu pour nous offensivement, mais quand tu joues une deuxième demie où l'attaque a seulement marqué trois points, est-ce que tu peux être fier de ta performance? Non, tu n'es pas fier de ça.»

Deslauriers, lui, semblait avoir réussi un attrapé-clé quand il s'est fait arracher le ballon en tombant. Trestman a demandé qu'on révise la décision sur vidéo, en vain. Le principal intéressé a dit estimer qu'il était déjà au sol au moment où il a perdu le contrôle du ballon.

«Mais on sait comment ça fonctionne dans la ligue: on va à la reprise vidéo. Alors c'était un ballon échappé. Moi, je n'ai pas vu la reprise. Mais je peux dire que je pensais être au sol, a souligné Deslauriers. J'ai tenté de me débattre pour obtenir une couple de verges de plus. En faisant ça, j'ai laissé le ballon aller. C'est inacceptable.»