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17/11/2012 01:27 EST | Actualisé 16/01/2013 05:12 EST

Israël détruit le siège du gouvernement du Hamas

Israël cible les symboles du pouvoir du Hamas à Gaza, samedi, alors que la perspective d'une offensive terrestre d'envergure par l'armée israélienne semble de plus en plus crédible.

Après la mort dans une attaque du chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabari, c'est le quartier général du gouvernement du Hamas qui a été visé par les tirs aériens samedi. La destruction du bâtiment est totale.

L'armée israélienne a confirmé l'information, à l'aube du quatrième jour de l'offensive nommée « Pilier de défense » par Israël. Elle a ajouté que les frappes ont visé 180 cibles, des « sites terroristes » dans la nuit de vendredi à samedi.

Selon des sources médicales à Gaza, dix Palestiniens sont morts lors des attaques de samedi matin et des dizaines d'autres ont été blessées.

Une frappe a touché la maison du ministre de l'Intérieur, Ibrahim Salah, dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza. Le quartier général de la police du Hamas, l'Université islamique et le stade Palestine, la principale enceinte sportive de Gaza, ont tous également été endommagés par des tirs.

Le Hamas a publié un communiqué, indiquant que le parti islamiste qui règne sur la bande de Gaza n'avait pas l'intention de se sauver malgré l'agression.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué qu'une autre roquette avait traversé le ciel de Tel-Aviv, samedi, mais que celle-ci a été interceptée par son système de défense aérienne, baptisé Dôme de fer.

Un porte-parole militaire israélien a indiqué que le nombre de tirs en provenance de la bande de Gaza avait diminué de façon substantielle samedi.

Israël dénombre quatre blessés légers, des soldats qui auraient été atteints par des roquettes tirées à proximité du territoire de la bande de Gaza.

Deux alliés en moins pour Israël

Pendant que les violences se poursuivent, plusieurs nations tentent de mettre leur poids dans la balance pour empêcher que le conflit ne s'envenime encore plus.

Notamment, le président égyptien Mohamed Morsi, le premier ministre turc Tayyip Erdogan et le chef de file du Hamas, Khaled Méchaal, se rencontrent samedi au Caire pour discuter du conflit dans la bande de Gaza.

L'Égypte s'efforcerait présentement de ramener le Hamas et le gouvernement israélien à la trêve informelle négociée sous son égide et qui a volé en éclats mercredi.

L'Égypte et la Turquie sont sous pression diplomatique des États-Unis pour convaincre le Hamas de cesser ses tirs de roquettes. Mais les deux pays ont jusqu'ici tous deux critiqué l'attitude du gouvernement israélien.

La Turquie et Israël, autrefois alliés, sont en froid depuis que des commandos israéliens ont tué neuf ressortissants turcs qui tentaient de briser le blocus de Gaza à bord d'un navire turc chargé d'aide humanitaire en mai 2010.

Quant à l'Égypte, elle est liée depuis 1979 à Israël par un traité de paix, mais les relations entre les deux pays sont incertaines depuis l'élection, pour la première fois cet été, d'un président islamiste en Égypte. Mohamed Morsi est en effet issu du mouvement des Frères musulmans, historiquement proche du Hamas palestinien.

Par contre, l'État israélien dispose toujours d'un appui de taille. Le président des États-Unis, Barack Obama, a réitéré son soutien samedi, déclarant que « les Américains veulent la même chose qu'Israël : la fin des tirs de roquette en provenance de Gaza ».Les États-Unis considèrent qu'Israël a le droit de prendre ses propres décisions militaires et a le droit de recourir à l'auto-défense.