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17/11/2012 01:17 EST | Actualisé 17/01/2013 05:12 EST

GP des USA - Greg LeMond, un champion cycliste en visite chez Lotus F1

L'Américain Greg LeMond, triple vainqueur du Tour de France cycliste, est invité tout le week-end au Grand Prix des Etats-Unis de Formule 1, à 15 km de la ville d'Austin (Texas) où habite son célèbre compatriote Lance Armstrong, radié du cyclisme mondial pour dopage.

C'est la première fois que LeMond, 51 ans, vainqueur du Tour de France en 1986, 1989 et 1990, assiste à un GP de F1, mais il est passionné de sport automobile et a couru pendant trois saisons en Amérique, dont deux saisons en Formule 2000, dans des petites monoplaces, après sa retraite de cycliste.

"C'était une bonne expérience pour retrouver l'adrénaline, mais c'était cher !", plaisante l'ancien coéquipier de Bernard Hinault et Laurent Fignon. Coiffé d'une casquette aux couleurs de Romain Grosjean, le pilote français de Lotus F1, LeMond "adore rouler vite" et avoue en souriant quelques excès de vitesse sur les routes françaises.

Grand amateur de karting, "parce qu'on sent la vitesse", LeMond est invité à Austin par le pétrolier français Total, partenaire de Lotus F1 et de Grosjean. "La F1, c'est vraiment l'élite, mais quand on est au milieu de l'équipe, on s'aperçoit que c'est proche du vélo, avec les mécanos, les ingénieurs, les coureurs".

"Lotus faisait des vélos en carbone, à l'époque, et j'ai encore une fourche Lotus chez moi", confie l'ancien champion cycliste, féru de technologie, qui avait lancé sa marque de vélos et habite désormais à Minneapolis (Missouri).

LeMond se dit heureux de retrouver chez Lotus (ex-Renault F1) l'ambiance d'une équipe française, comme quand il courait chez Renault et La Vie Claire, au début de sa carrière. "La différence avec la F1, c'est que quand on fait du vélo on doit vivre comme un moine", sourit l'ancien champion, qui a parfois fait des impasses sur sa préparation physique.

Après sa retraite en 1994, LeMond a continué à suivre l'actualité de son sport. Il a même a demandé fin octobre, sur sa page Facebook, la démission du président de l'Union cycliste internationale (UCI), l'Irlandais Pat McQuaid, en le qualifiant d'"incarnation de la corruption", tout comme son prédécesseur hollandais Hein Verbruggen.

Dans l'affaire Armstrong de dopage, LeMond estime "qu'on n'a pas encore tout vu" et que "le cyclisme va devoir payer la note". Il ne trouve pas d'excuse à Armstrong et avait des doutes sur son compatriote déchu dès 2001, en regardant les résultats de ses analyses médicales. "Tout le monde est touché par le cancer et ça ne donne pas le droit de faire ça", conclut LeMond, redevenu sérieux.

dlo/alh