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16/11/2012 01:58 EST | Actualisé 16/01/2013 05:12 EST

USA: premier pas vers la fin des restrictions commerciales visant la Russie

La Chambre des représentants américaine a voté vendredi la levée des restrictions commerciales frappant la Russie depuis l'époque de la Guerre Froide, conformément à l'engagement pris par l'administration Obama depuis l'adhésion de Moscou à l'OMC en août.

Le Sénat, dominé par les démocrates, doit à présent voter lui aussi la fin de l'application à la Russie de l'amendement dit Jackson-Vanik, qui interdit depuis 1974 les relations commerciales privilégiées avec des pays violant les droits de l'homme.

Cette mesure, chère au président Barack Obama, a été adoptée vendredi à une écrasante majorité (365 voix contre 43) par la Chambre des représentants, pourtant aux mains des républicains.

"Ce vote nous rapproche du jour où les entreprises et les travailleurs américains pourront totalement profiter des bienfaits de l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce et ne seront plus désavantagés par rapport à leurs concurrents", s'est félicité le représentant spécial au commerce extérieur américain, Ron Kirk, dans un communiqué.

"Nous attendons avec impatience que le Sénat passe à l'action" pour que la loi puisse ensuite être promulguée par Barack Obama, a ajouté M. Kirk.

La Russie est devenue en août le 156e membre de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) mais de nombreux parlementaires américains restaient opposés à la normalisation des relations commerciales avec le pays, en raison de violations des droits de l'homme et des ventes d'armes de Moscou au régime syrien.

En votant le texte de loi, les élus de la Chambre ont toutefois ajouté un amendement permettant de sanctionner les fonctionnaires russes impliqués dans le décès en prison en 2009 de Sergueï Magnitski, un juriste arrêté après avoir accusé les autorités policières d'être derrière une vaste machination financière.

Cet amendement a aussitôt suscité l'ire de Moscou, qui a dénoncé une "provocation". "Les élus du Congrès n'ont pas entendu les avertissements répétés selon lesquels cette décision affecterait négativement le climat général des relations entre la Russie et les Etats-Unis", a réagi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Cela ne restera pas sans réponse de notre part", a-t-il ajouté, évoquant de futures "mesures de rétorsion".

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